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voici pourquoi il n’y aura jamais de procès

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L’affaire a fait grand bruit, la presse nationale s’en est fait l’écho. Après plusieurs jours d’investigations, l’enquête est désormais close. Il n’y aura pas de suites pénales concernant l’attaque du sanglier qui a fait deux victimes, Léa et Jérémy, le samedi 25 janvier, au hameau de Saint-Martin-du-Larzac, situé au sud de Millau (Aveyron).

« En l’absence d’infractions pénales, le parquet a décidé de classer sans suite cette procédure qui relève, à l’aune des éléments en sa possession, d’une procédure d’assurance et non d’une procédure pénale », indique le parquet de Rodez, auprès d’Actu Occitanie.


En promenade à Saint-Martin-du-Larzac

Rappel des faits. Le samedi 25 janvier, Jérémy et Léa, 24 et 22 ans, un jeune couple aveyronnais sont en pleine promenade avec leur chien à proximité de la chapelle de Saint-Martin-du-Larzac lorsqu’ils sont chargés à plusieurs reprises par un sanglier qu’ils décrivent, dans les colonnes du Midi Libre, « avec la bouche en sang », car, selon eux, l’animal a été attaqué par les chiens de la battue déclarée à 11 kilomètres de là, aux Liquisses.

Secourus par les pompiers, ils sont transportés au centre hospitalier de Millau. Tous deux doivent passer sur le billard. Après 1 h 40 d’intervention chirurgicale, Léa ressort du bloc opératoire avec douze points de suture au tibia, quatre à la main et deux à l’avant-bras. Pour Jérémy, six points de suture ont été nécessaires pour recoudre une artère fémorale « après une perforation profonde de 5 à 6 centimètres », selon les pompiers.

« Le procès est tout tracé »

Pour eux, pas de doute, la responsabilité des chasseurs est engagée. Ces derniers n’auraient pas respecté la réglementation puisqu’aucune signalisation n’indiquait une chasse en cours. Ils décident donc de porter plainte contre la Fédération départementale des chasseurs de l’Aveyron.

« Le procès est tout tracé, car même si la chasse était déclarée à 11 km, les chasseurs étaient dans le village. Sur place, il y avait un véhicule de chasseur, déclarait Jérémy au Midi Libre. Quand le sanglier nous a attaqués, 20 secondes après, les chiens de chasse étaient déjà sur place et les chasseurs sont arrivés fusil à l’épaule. Ils les ont ensuite rangés dans le véhicule. »

Une accusation réfutée par Fédération départementale des chasseurs de l’Aveyron. « En aucun cas ce n’est un accident de chasse, a répondu son président, Jean-Pierre Authier, toujours auprès du Midi Libre. Il y a eu une chasse à 11 kilomètres. Les chasseurs sont allés récupérer leurs chiens […]. Ce sont des chiens qui poursuivent le gibier et peuvent parcourir des dizaines de kilomètres. Selon la réglementation, à partir du moment où la battue est terminée, vous avez l’autorisation d’aller récupérer vos chiens. Sans distance à respecter. »

L’affaire classée sans suite

Les conclusions de l’enquête semblent lui donner raison. « Les investigations devaient s’attacher à entendre les deux chasseurs mis en cause et de déterminer, au sens de l’action publique et de l’action pénale, si l’on se trouvait dans une action de chasse ou pas », indique le parquet de Rodez.

Le ministère public précise dans la foulée. « Il y avait effectivement une battue et les deux chasseurs ont indiqué qu’ils étaient à la recherche de leur chien et rien ne démontre le contraire. L’audition des uns et des autres et l’exploitation des éléments en notre possession, nous ont conduits à conclure qu’il n’y avait pas d’action de chasse dans la recherche des chiens par les chasseurs. »

L’affaire a donc été classée sans suite.



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