Un jeune homme de 21 ans a été jugé par le tribunal correctionnel d’Alençon, mercredi 12 février 2025, pour recel de biens provenant d’un vol, mais aussi pour vol en récidive dans une autre affaire et usage d’un document inexact.
Des bijoux, une console et des écouteurs
Le 17 décembre 2024, une famille d’Alençon est victime d’un cambriolage. Plusieurs objets sont dérobés, notamment une console de jeux, des écouteurs sans fil, un ordinateur et des bijoux, une bague et un bracelet.
Le lendemain, les jeunes filles de la famille se rendent en centre-ville avec leurs grands-parents. C’est là, devant le magasin de rachat d’or, situé Grande-Rue, que l’aînée croise un homme transportant ce qu’elle reconnaît être sa console de jeux volée. Elle alerte ses grands-parents, qui décident de suivre le jeune homme pour le confronter. Ce dernier tente alors de leur échapper en courant.
Il est finalement rattrapé par les médiateurs urbains. « Vous les avez insultés à multiples reprises », note le juge Eric Martin. Le fuyard est placé en garde à vue après l’arrivée de la police.
Sur lui, les forces de l’ordre retrouvent les bijoux volés « qui pourraient être de l’or », mais aussi les écouteurs, la console de jeux et le chargeur d’ordinateur de la jeune femme. Seul le PC manque donc à l’appel.
En semi-liberté au moment des faits
Au moment des faits, le prévenu était en détention à Condé-sur-Sarthe, mais bénéficiait d’une mesure de semi-liberté.
Car il compte six mentions à son casier judiciaire, dont une condamnation à trois ans de prison. Il était libérable en octobre 2025.
D’ailleurs, outre le recel de biens à Alençon, il était aussi jugé pour un vol de carburant datant du 1er mars 2022, à Lussac-les-Châteaux (Vienne) et pour avoir rédigé une fausse attestation d’hébergement afin d’obtenir une permission de sortie pour les fêtes de fin d’année.
« Je les ai achetés à Perseigne »
D’où viennent les objets volés retrouvés sur lui ? « Je les ai achetés la veille à un toxicomane de Perseigne, pour 50 €. C’est lui qui m’a demandé si ça m’intéressait. À ce prix-là, c’était pas cher », s’est-il justifié dans le box.
Il comptait les céder dans une boutique d’achat-revente d’Alençon pour en tirer quelques bénéfices. « Je ne savais pas que c’était volé, je ne me suis pas posé de questions », s’est défendu le prévenu.
Un an de prison ferme
La procureure, qui a rappelé que le prévenu était jugé « en état de récidive légale pour le recel et le vol de carburant », a requis 18 mois de prison, dont six assortis d’un sursis probatoire.
De son côté, l’avocat du jeune homme a sollicité la relaxe concernant le vol de carburant et du Travail d’intérêt général (TIG) pour le reste. « Il n’est pas question de l’excuser ou de le plaindre, mais il ne s’est jamais inséré dans la vie professionnelle », a-t-il argumenté.
Le jeune homme a finalement été condamné à 12 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. Il devra également verser au total 1 300 € à la famille cambriolée.
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