Depuis plusieurs semaines, certaines rues du quartier de la Cartoucherie à Toulouse sont plongées dans le noir. Des individus ont subtilisé les câbles en cuivre des lampadaires. Une situation gênante pour les usagers et que la mairie a du mal à endiguer.
Une situation inconfortable pour les usagers
Pour cette habitante de l’impasse Mader, la situation dure : « ça va faire au moins un mois qu’on n’a plus de lumière. Arrivé la nuit tombée, les éclairages ne s’allument plus, ils ont mis une pancarte, mais bon, c’est dangereux, et à moi, on ne m’a rien dit ».
Laure témoigne aussi à Actu Toulouse : « Je me suis garée ici, il y a quelques jours, et, effectivement, l’éclairage n’était pas allumé. Je suis presque tombée, sans éclairage, je ne voyais pas le trottoir. On se sent moins en sécurité, en plus. Avec l’heure d’été, ça devrait aller mieux, mais ça reste inconfortable. Surtout pour les gens qui veulent promener leur chien ».
Une lutte vaine
Pour Jean-Baptiste de Scorraille, adjoint au maire de Toulouse en charge de l’éclairage public de la ville : « 80% de ces actes de vandalisme sont résolus dans les deux jours. Mais malheureusement, faute d’effectifs et de moyens, certaines interventions peuvent retarder ».
L’année dernière, ce sont 4 à 5 kilomètres de câbles qui ont été volés, un préjudice estimé à 200 000 € par la mairie. L’adjoint précise : « On essaye d’installer des caméras pour contrôler et identifier les voleurs, mais la zone à couvrir est tellement vaste. On a essayé d’enfouir des câbles, mais ils arrivent quand même à les tirer. En enterrant complètement les câbles, on rend les interventions de maintien impossibles pour nos agents ».
La mairie dit porter plainte à chaque vol de fils de cuivre, et prévoit une intervention dans les prochains jours.
« L’or rouge »
En 2025, la mairie dit avoir déjà effectué une dizaine d’interventions pour régler des problèmes de vol. Bien que plutôt commun, le cuivre a vu sa côte augmenter depuis 2020. Avec un prix de la tonne qui a été multiplié par deux en cinq ans. Aujourd’hui, elle avoisine les 10 000 €. D’où l’appellation « d’or rouge » pour ce métal. Un moyen pour les contrevenants de se faire de l’agent facile… au détriment des usagers.
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