À quatre matchs de la fin de la saison régulière, l‘USO Mondeville n’est pas dans la meilleure des dynamiques. Les Lionnes ont perdu leur troisième match consécutif samedi 8 mars 2025 contre Feytiat (71-77). Pourtant, l’entraîneur de l’USOM Morgan Debrosse reste optimiste à l’approche des playoffs.
« Quand tu es en haut, les autres veulent te faire tomber »
Morgan Debrosse : « Il y a pleins de facteurs à prendre en compte. Une saison, c’est long. On est passé au travers de plusieurs choses. Contre Feytiat, on a été impacté un peu physiquement, on a des petites blessures à gérer. Mais ça n’excuse pas notre série de trois défaites. Aujourd’hui, on doit être jugé par comment on se relève. On est tombé trois fois. D’abord contre Toulouse qui venait récupérer la première place, puis contre Aulnoye qui jouait sa survie, et là contre Feytiat qui veut montrer qu’elle a sa place dans le Top 4. Le basket qu’on propose est extrêmement intéressant tout de même, parce que si on regarde notre début de match, et notre dernier quart-temps et demi, on est dans ce qu’on veut faire, et on en est capable. Maintenant, on s’est fait dominer dans l’intensité au rebond et on a perdu sur les contre-attaques. Je ne suis pas frustré parce qu’on a loupé des tirs. L’adresse, ça fait partie du basket. Mais dans l’intensité et dans la volonté de se battre, on a été en dessous de nos trois derniers adversaires. Elle est là la différence. Peut-être que nous, on est encore un peu tranquilles, entre la première et la deuxième place, à nous dire que c’est bien ce qu’on fait. C’est à nous de prendre ça en compte et d’atteindre ce niveau d’énergie. »
« Je ne pense pas qu’il y ait un problème mental. Mais on est moins focus quand on mène de 15 points. Cette discipline et cette faculté à être focus pendant quarante minutes, on ne l’a pas encore tout le temps. Il faut comprendre que la Ligue 2, il n’y a pas de favori. On a des objectifs élevés parce qu’on s’est rendu compte qu’on était capable de proposer du bon basket. Mais ça va aussi avec un don de soi au quotidien. Le relâchement à ce niveau-là, il est fatal. Il faut assumer et se dire aussi que quand tu es en haut, les autres veulent te faire tomber et c’est normal, c’est du sport de haut niveau. Je n’en veux pas à mes joueuses, parce qu’il y a du très bon. Mais il faut qu’on soit capable d’aller chercher ce supplément d’âme qui nous fait défaut aujourd’hui. »
« Je vais arriver à l’entraînement lundi un peu énervé, et je pense qu’elles aussi, mais on est troisième de Ligue 2. Ce qu’on a fait avant, on ne peut pas nous l’enlever. C’est notre première série de défaites. On va apprendre à se relever. Et si on y arrive, ça veut dire qu’on saura le faire en playoffs. Je suis forcément optimiste. Avant ce match contre Feytiat, on savait qu’on jouait les playoffs. Je ne vais pas dresser un tableau noir. L’USOM a créé une dynamique, on va s’entraîner et travailler pour poursuivre ça. Je suis coach d’une équipe qui est troisième de Ligue 2, et si on ne fait pas trop de bêtises sur nos quatre derniers matchs, on peut espérer terminer deuxième. Le fait que le prochain match soit le derby au Havre, c’est cool. Parce qu’on sait qu’on ne pourra pas y aller tranquille. C’est un derby, on sait qu’on va se faire taper là-bas. C’est une équipe qui a trouvé son rythme. On est à trois sur trois dans les derbys normands cette année, et on vise le quatre sur quatre. »
Source link