Home Faits Divers « Une voisine a vu Madame voler »

« Une voisine a vu Madame voler »

127
0



« Je ne voulais pas exercer de violence. » Mardi 4 mars 2025, un homme de 48 ans a comparu au tribunal de Quimper (Finistère) pour vol et consommation de cocaïne. Fin janvier, il avait demandé et obtenu un renvoi de son procès ; il avait été placé en détention provisoire.

Cette affaire commence par un prétendu vol de moto. Le prévenu pense avoir repéré son véhicule sur Le BonCoin. Le 23 janvier 2025 en fin de journée, il se rend chez la vendeuse à Guengat, près de Quimper. « Il y a quelques mois, j’ai confié ma moto à son compagnon pour qu’il la répare, mais celle qu’il m’a rendue n’était pas la mienne », s’est défendu le quadragénaire, lui-même patron d’un garage.

Vol de la carte grise

Il a fini par prendre la carte grise du deux roues : « C’était en attendant qu’ils me rendent ma moto. » La victime a voulu l’empêcher de partir en montant dans sa voiture.

Une de ses voisines, qui a assisté à la scène, déclare qu’elle a vu Madame voler.

La présidente.

La victime s’est vue prescrire trois jours d’incapacité totale de travail.

Le prévenu a rétorqué : « C’est elle qui m’a agrippé, qui a déchiré mes vêtements. Je n’arrivais pas à m’en défaire. » Et son avocat d’insister : « Le comportement de Madame était aussi agressif. » Son client a été interpellé le lendemain à son domicile, à Plogonnec.

Vidéos :

Cocaïne et paranoïa

Sur place, les gendarmes ont retrouvé la carte grise de la moto ainsi que des armes, des munitions, une petite quantité de cocaïne. « C’était pour me détendre. Je l’avais achetée la veille au drive de Kermoysan, à Quimper. »

Monsieur a l’art de se mettre dans la difficulté tout seul. Il n’y a pas eu vérification pour savoir si c’était sa moto. Qu’importe, il a mal réagi.

Le procureur.

Cela avait déjà été le cas en octobre 2024. Il s’était présenté avec une arme à feu sur le parking de la discothèque Le Moulin au Juch, près de Douarnenez. « Vous étiez persuadé que votre fille y faisait du pole dance et vous n’étiez pas d’accord », a rappelé la présidente. « Je croyais surtout qu’elle était victime d’un réseau de prostitution », a nuancé le prévenu.

Sept mois de prison

Il avait été condamné et attendait la pose d’un bracelet électronique. « Il devait aussi engager des soins, mais n’a toujours rien fait. Il est en récidive. Pour autant, il a toujours travaillé », a noté le ministère public. Il avait requis neuf mois ferme et trois mois avec un sursis probatoire.

Le tribunal a ramené la peine à sept mois de prison ferme, et a ordonné son maintien en détention. Il a interdiction de contact avec la victime et devra lui verser 700 euros de dommages et intérêts.



Source link

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here