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une légère baisse des faits, mais une intensification des violences

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Pour la première fois depuis quatre ans, la hausse de la délinquance marque le pas en Vendée. De quoi contenter le préfet Gérard Gavory qui a présenté les chiffres à la presse, mardi 4 février.

« Nous avons une progression mesurée à 1,99 % », a indiqué le représentant de l’État. Un pourcentage en recul par rapport aux trois années précédentes : + 5,24 % en 2023, + 12,75 % en 2022, + 5,87 % en 2021. Ce qui fait de la Vendée « un département peu criminogène » à l’échelle de la France.

Ces bons chiffres sont à mettre au crédit des forces de l’ordre, « plus présentes sur le terrain (+ 6,7 % de présence sur la voie publique), que dans les bureaux », a insisté le colonel Arnaud Pellabeuf, commandant du groupement de gendarmerie de la Vendée. « C’est une lapalissade, mais plus il y a de policiers et gendarmes sur le terrain, moins il y a de délinquance. »

Pour autant, si les faits ont baissé, Sarah Huet, procureure de la République du tribunal de La Roche-sur-Yon, note, elle, « une augmentation de l’intensité des violences ».

Les agressions

Cette recrudescence est perceptible dans le nombre de passages à l’acte. En 2024, les homicides ont bondi de 227 % (11 en 2024 ; 3 en 2023). Tout comme les violences physiques non-crapuleuses (+ 5,21 %) ou les menaces et chantages (+ 5,7 %) qui s’expriment sur les réseaux sociaux. « Ces chiffres illustrent l’élévation de l’intensité de violences, très souvent proportionnelle à la consommation d’alcool », note la préfecture.

A la hausse également, les violences intrafamiliales avec 2 359 faits (+ 1,9) enregistrés en 2024. Une des conséquences de « l’accompagnement de la libération de la parole des victimes ». Cela passe par « l’amélioration continue du recueil des plaintes et de l’accentuation de la mobilisation des forces de sécurité intérieure ».

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Les escroqueries

Autre phénomène, les escroqueries et infractions assimilées « enregistrent la plus forte hausse des faits délictueux (+,8,75 %) cette année ». Une constante depuis le Covid qui a marqué un tournant dans ce type de criminalité, « avec l’implantation durable de menaces liées aux nouvelles technologies, mais aussi aux fraudes aux moyens de paiement, abus de confiance, usage de faux documents ».

En la matière, le taux de résolution demeure faible. « La sensibilisation et l’information du grand public », a insisté la procureure de la République, reste un des moyens les plus efficaces.

Le trafic de stupéfiants

Contrairement à la lutte contre les stupéfiants. En la matière, les autorités ont opté pour la répression. Les opérations place nette et la création de la brigade anti-stupéfiants en zone police ont contribué à réduire les points de deal et affaiblir les réseaux. Les infractions sont quasi stables (+ 1,20 %) par rapport à 2023 (+ 16,41 %).

Les opérations de harcèlement des trafiquants devraient se poursuivre en 2025. « On va cibler les foyers de délinquance et renforcer la présence des forces de l’ordre sur le terrain », a annoncé le préfet Gavory.

Les atteintes aux biens

Autre motif de satisfaction, les atteintes aux biens baissent de 0,57 %, avec « un recul significatif des vols avec violence (-21,4 %) ». En revanche, les cambriolages, principalement dans les résidences secondaires, ne faiblissent pas : 1 937 faits (+ 28,9 %). Ce, malgré les opérations tranquillité vacances, les voisins vigilants, les actions de prévention…

« Il s’agit souvent de home-jacking. La porte reste ouverte et les cambrioleurs s’introduisent pendant que les propriétaires dorment », constate le colonel Pellabeuf. Le manque de vigilance ou la faiblesse des systèmes de protection sont à l’origine de bon nombre de cambriolages dans les entreprises.

L’insécurité routière

Après une année noire en 2023 (57 morts sur les routes), les chiffres de l’insécurité ralentissent (50 morts sur la route). Les accidents corporels lèvent le pied (- 4 %, 375), tout comme le nombre de blessés (- 9 %, 428). « La courbe s’est inversée cette année pour la première fois depuis quatre ans. »

Pour autant, la Vendée reste le département le plus mortel de la région. L’alcool en est le principal responsable (un mort sur deux). Aussi, les forces de l’ordre comptent bien intensifier leurs contrôles en cartographiant les zones à risques.

En matière de lutte contre l’insécurité routière, comme pour le reste, la préfecture sait que cela passera « par un renforcement de la présence des forces de l’ordre sur la voie publique ».

Conformément aux directives du ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, « nous allons mettre un maximum d’effectifs sur le terrain », a annoncé le préfet Gavory.



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