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Une figure de la CGT du Val-de-Marne contre-attaque en justice après avoir été accusé de viols

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Une affaire qui continue de continue de provoquer des remous. Une association féministe et un militant de la CGT étaient jugés mercredi 5 février au tribunal de Paris pour « atteinte à la vie privée », après avoir publié des détails d’une enquête pénale dans laquelle un ancien cadre dirigeant du syndicat était accusé de viols, avant son classement. 

Le syndicaliste réintégré dans ses fonctions après le classement sans suite

Enseignant d’histoire-géographie, ancien responsable de l’Union départementale du Val-de-Marne, ancien cadre dirigeant de la confédération et coqueluche des médias, Benjamin Amar avait été accusé par une militante de la CGT de « viol, agression sexuelle, torture et actes de barbarie » en 2022. L’enquête avait été classée sans suite quelques mois plus tard et le syndicaliste avait été réintégré dans ses fonctions.

Alertée, l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AFVT) avait adressé un courrier en février 2023 à l’ancien dirigeant de la CGT, Philippe Martinez, et une copie à une commission interne.

Par cette lettre contenant des détails sordides issues du dossier d’enquête, l’AFVT « interrogeait la réintégration d’un homme au comportement incompatible avec les principes de dignité humaine et d’égalité femmes-hommes » prônés au sein de la CGT.
Le même courrier a ensuite été envoyé à quelque 350 militants par un autre cadre de la centrale de Montreuil, Gérald Le Corre.

L’association et M. le Corre ont « divulgué des éléments de l’intimité, de la vie sexuelle et de la santé mentale » de Benjamin Amar, s’est indigné jeudi son conseil, Me Jérôme Karsenti. Faute d’un procès au pénal, ils ont « glissé tranquillement vers le populisme judiciaire », comme le ferait l’ »extrême droite » contestant l’état de droit, a-t-il poursuivi.

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Cette lettre avait pour but « de rappeler à la CGT ses engagements en matière de lutte contre les violences sexuelles et sexistes faites aux femmes », a insisté le conseil de l’AFVT, Me Marjolaine Vignola.

S’appuyant sur les conclusions de l’expert psychiatrique qui évoque une « volonté de domination sur la femme » de M. Amar, l’avocate a estimé que « l’AFVT n’a fait que remplir sa mission d’intérêt général » en pointant un risque s’il gardait une position hiérarchique au sein de la centrale.

Une condamnation de l’association féministe « reviendrait à faire taire toute personne qui soutient les victimes de violences sexistes et sexuelles et les victimes (elles-mêmes). On glisserait doucement vers un musèlement des femmes qui dénoncent des viols », a-t-elle prévenu.

La cour rendra sa décision le 26 mars.

Avec AFP



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