Home Faits Divers Une femme miraculée après l’agression de son « ex » armé d’un fusil et...

Une femme miraculée après l’agression de son « ex » armé d’un fusil et d’une épée dans un château en Sarthe

24
0



Un homme de 53 ans a été jugé par le tribunal du Mans (Sarthe), mercredi 12 mars 2025 pour violences aggravées et violences avec usage ou menace d’une arme, le 1er novembre 2024 à Viré-en-Champagne, commune située à proximité de Brûlon.

Le PSIG intervient pour maîtriser le forcené

Le 1er novembre 2024, vers 20h30, les gendarmes interviennent à l’appel de deux femmes, retranchées dans la chambre d’un château à Viré-en-Champagne.

Les deux sœurs expliquent que derrière la porte se trouve l’ancien compagnon de l’une d’elles, armé d’un fusil. L’homme tente de pénétrer dans la chambre. Les gendarmes conseillent aux femmes de placer un meuble devant la porte.

Les gendarmes du PSIG (Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) arrivent sur place accompagnés d’un négociateur.

À 23 heures, le forcené se rend et les deux sœurs sont prises en charge par les secours.

Une rupture qui tourne mal

Ce drame évité de justesse est est né d’une rupture entre l’une des sœurs et le forcené. Quelques semaines avant les faits, la femme, qui travaille avec son compagnon, lui annonce qu’elle souhaite rompre. Elle lui laisse un mois pour se préparer à son départ.

Le 1er novembre 2024, elle lui rappelle qu’il est temps pour lui de partir, le délai accordé étant largement dépassé. Face à la tournure de la conversation, elle appelle sa sœur, qui arrive immédiatement. Cette dernière va jouer un rôle clé dans la suite des événements. Entre-temps, l’homme s’est armé d’un fusil chargé. Elle lui assène un coup de tête. Un coup de feu est tiré dans un meuble, elle parvient à le désarmer et à le mettre à la porte avant de se réfugier dans la chambre.

Le forcené revient alors dans la maison, recharge le fusil. Il s’empare aussi d’une épée, et parvient à entrouvrir la porte juste avant l’intervention des gendarmes.

Il s’évade de l’hôpital psychiatrique

L’homme, alcoolisé et sous antidépresseurs, est placé en hospitalisation d’office en raison de son état psychologique.

Mais, quelques temps après son admission en hôpital psychiatrique, il quitte l’établissement et se rend en taxi au château des parents de son ancienne compagne, où il sera retrouvé dans les douves par les gendarmes. Il aurait tenté de se suicider.

« Il n’y avait aucune volonté de lui faire du mal », a déclaré le prévenu devant le tribunal.

Grand, aux cheveux gris, élégant, vêtu d’un pull kaki, d’une chemise blanche et d’un pantalon noir, le prévenu, jusque-là inconnu de la justice, a affirmé ne pas se souvenir des faits qui lui sont reprochés, tout en ne contestant pas les accusations portées contre lui.

Évoquant « un amour étouffant », il a déclaré avoir « trop aimé » et finalement « mal aimé », ajoutant qu’au départ, il voulait se suicider.

 » Il y aurait pu avoir un drame « 

« Ce n’est pas un suicide, c’est une agression », a rétorqué un des avocats de la partie civile avant d’ajouter : « Il n’y a pas que les fous qui tuent. »

« Il y aurait pu avoir un drame », a estimé le procureur, soulignant que, pour lui, le prévenu est aujourd’hui « encore dangereux ».

Il a requis une peine de trois ans de prison, dont la moitié avec sursis et l’autre moitié ferme, avec maintien en détention.

Intervenant en défense, Me Nicolas Bouthière a rappelé les efforts consentis par son client, qui suit des soins et s’insère socialement.

Une condamnation plus lourde que les réquisitions

Le tribunal est allé au-delà des réquisitions.

Le prévenu a été condamné à quatre ans de prison, dont deux ans ferme.

L’homme est reparti en prison.  



Source link

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here