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Une femme condamnée pour des violences sur son mari et sa fille à Blangy-sur-Bresle

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Dans l’immense majorité des cas, les violences conjugales sont principalement le fait des hommes. Cependant, il arrive aussi que la justice considère l’homme comme une victime. C’est ce qui s’est produit lors d’une audience au tribunal judiciaire de Dieppe, où un couple de Blangy-sur-Bresle (Seine-Maritime) comparaissait pour des faits de violences réciproques.

Un couple aux lourds contentieux

L’homme, âgé de 38 ans, et sa compagne, de dix ans sa cadette, étaient jugés pour des faits de violences au sein du foyer. À l’homme, il était reproché des violences psychologiques ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de trois jours, un crachat et la destruction du téléphone de sa compagne.

De son côté, la femme devait répondre de violences envers son conjoint ainsi que leur fillette de 5 ans. Elle était également accusée d’avoir mis en danger l’ensemble de la famille en provoquant une altercation en voiture. Lors d’un trajet sur l’autoroute, alors qu’elle était passagère, elle aurait saisi le volant, provoqué des à-coups et tenté de passer la boîte de vitesse en position parking. Faute de preuves suffisantes, le tribunal a cependant décidé de la relaxer sur ce point.

Une relation qui s’est dégradée avec le temps

En couple depuis huit ans, les prévenus avaient vu leur relation se détériorer après le confinement lié au Covid et une infidélité de la jeune femme. L’événement déclencheur s’est produit le 8 novembre 2024 : La veille, la femme aurait administré une fessée à leur fillette, laissant des marques visibles.

Lorsque son compagnon lui en a fait le reproche, une nouvelle dispute a éclaté. La femme a alors ingéré une poignée d’antidépresseurs, poussant son conjoint à appeler les secours, ce qui a déclenché une enquête de gendarmerie.

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La fillette, entendue dans le cadre de cette enquête, a confirmé les tensions familiales en déclarant : « Maman, elle tape moi et elle griffe papa. » Elle s’en était également confiée à son enseignante, ce qui a amené le juge à regretter l’absence de signalement de la part de l’école : « C’est regrettable que l’Éducation Nationale n’ait pas encore ce réflexe alors que des directives en ce sens existent depuis plus de vingt ans. »

Des justifications divergentes

Lors de l’audience, l’homme a reconnu avoir craché sur sa compagne, mais a nié toute autre forme de violence : « Je ne l’aurais jamais frappée, j’étais amoureux d’elle, c’est la maman de ma poupette. »

La femme, quant à elle, a reconnu les faits de violence mais a affiché moins d’empathie envers son ex-compagnon. Elle a expliqué avoir grandi dans un climat familial similaire et évoqué des « pétages de plombs » incontrôlables.

Un jugement plus sévère pour la mère

La substitut du procureur a distingué les responsabilités des deux prévenus. À l’encontre de l’homme, elle a requis une peine de quatre mois de prison avec sursis.

Concernant la femme, elle a demandé une sanction plus lourde : six mois de prison assortis d’un sursis probatoire, une interdiction de contact avec son ex-compagnon et de présence à son domicile, ainsi qu’une obligation de soin et de suivi d’un stage de sensibilisation aux violences intrafamiliales.

L’avocat de l’homme, Maître Capitaine, a plaidé pour son client en mettant en avant son comportement responsable après la séparation : « Il a quitté le logement pour laisser son ex-compagne y rester tout en continuant de payer la moitié du loyer. Ce n’est pas le portrait d’un homme violent. »

Le tribunal a suivi cette argumentation en prononçant une dispense de peine pour l’homme. En revanche, la justice s’est montrée plus ferme à l’égard de son ex-compagne, doublant les réquisitions du parquet en lui infligeant une peine de douze mois de prison avec sursis probatoire.



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