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une enseignante face aux juges à Paris

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Des images qui avaient choqué. Ce vendredi 21 février 2025 doit s’ouvrir devant le tribunal correctionnel de Paris le procès d’une enseignante, jugée pour avoir violenté une enfant de 3 ans dans sa classe. Les images avaient suscité une vague d’indignation au moment des faits. 

Filmée le 3 septembre dernier par une mère d’élève, la vidéo montrait l’institutrice asséner un violent coup au niveau du dos à une petite fille en larmes, dans l’école maternelle des Frères Voisin située dans le 15ᵉ arrondissement. L’enfant, hurlant, se dirigeait ensuite vers un coin. L’enseignante prenait alors un vaporisateur et aspergeait la fillette.

L’enseignante « soulagée » de ce procès 

La mère de la fillette a porté plainte après avoir regardé la vidéo deux jours plus tard.
Suspendue par son administration, l’enseignante, qui s’est expliquée pendant l’enquête et a présenté ses excuses, aborde cette audience « comme un soulagement », « une libération », a déclaré à l’AFP son avocat Me Laurent Hazan.

« Le buzz médiatique a fait son temps », a-t-il poursuivi, déplorant le montant élevé – de l’ordre de plus de 20.000 euros – des dommages et intérêts demandés par la partie civile.
Selon lui, l’enfant s’est vu prescrire une incapacité totale de travail (ITT) de deux jours pour les séquelles physiques et aucun pour le retentissement psychologique. « On a un dossier, et ce dossier dit, ce dont il faut se réjouir », que l’enfant « n’a rien », a déclaré l’avocat à l’AFP.

Une enfant qui vivait mal son premier jour d’école

De son côté, l’avocate de la famille de la fillette, Me Vanessa Edberg, fait valoir que la psychologue qui voit régulièrement l’enfant a évalué à huit jours son ITT. Selon elle, l’enseignante « aurait dû se mettre à hauteur de cette petite » qui « vivait mal la séparation » d’avec ses parents que représente son entrée à l’école qu’elle avait « idéalisée ».
L’enfant va « beaucoup mieux » et a depuis changé d’école et déménagé, a indiqué l’avocate à l’AFP.

Vidéos :

Au cours de l’enquête, l’équipe pédagogique a décrit une enseignante à la carrière « irréprochable », une professionnelle « investie, consciencieuse, empathique et calme ».
Interrogés par les enquêteurs, les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) se souvenaient aussi d’ »une situation compliquée » le jour des faits, avec « beaucoup d’enfants en pleurs » et une classe décrite comme « difficile » en raison d’un sureffectif et de certains élèves présentant des « troubles psychologiques ».



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