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une enseignante-chercheuse de Draguignan victime d’une vague de cyberharcèlement

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Une mobilisation de soutien est prévue pour cette enseignante-chercheuse de Draguignan (Var) qui fait face à une vague de cyberharcèlement.

La tension monte dans le Var après la diffusion sur X (anciennement Twitter) d’un extrait audio capté dans un amphithéâtre de l’Université de Toulon, sur le campus de Draguignan, le 4 février dernier selon Le Monde.

Laure Lavalette, députée RN du Var, a partagé l’enregistrement, affirmant avoir reçu des signalements d’étudiants « scandalisés » par les propos d’une l’enseignante-chercheuse.

Lors d’un cours de droit public le 4 février, cette dernière critiquait un tract de « La Cocarde étudiante », syndicat classé à l’extrême droite, qui militait pour la suppression des bourses d’excellence pour les étudiants étrangers. Elle expliquait « que cette revendication contrevient à plusieurs textes fondamentaux, citant notamment la Convention européenne des droits de l’Homme ».

Si l’universitaire n’a jamais mentionné explicitement le Rassemblement national (RN), l’entourage de Laure Lavalette a déclaré s’être « évidemment senti visé ». Résultat : l’enregistrement, sorti de son contexte, a déclenché une vague de cyberharcèlement contre l’enseignante.

Le RN dénonce des propos “outranciers”, mais retire la publication

Face à l’ampleur de la controverse, la députée RN a rapidement supprimé la publication, tout en maintenant ses critiques sur le fond. « Ce n’était pas l’objectif. Il s’agissait d’un reproche sur le fond politique de cette prise de parole. On condamne évidemment toute forme d’attaque contre cette personne », a précisé l’entourage de Laure Lavalette à France 3 Côte d’Azur.

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Une mobilisation pour défendre la liberté académique

L’affaire a rapidement suscité des réactions de soutien. Étudiants et collègues de l’Université de Toulon dénoncent une « cabale infondée » et rappellent que l’université est « un espace libre de toute pression idéologique ».

Le Parti communiste français (PCF) a également pris position soulignant le risque de telles campagnes de dénigrement en ligne.

Conformément à l’article L134-1 du Code de la fonction publique, qui protège les agents publics face aux menaces, l’Université de Toulon a accordé à l’enseignante la protection fonctionnelle.

Une mobilisation est prévue ce jeudi 13 février à 17 h devant la faculté de droit de Toulon « pour défendre la liberté académique et dénoncer les tentatives d’intimidation ».



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