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un père de famille accusé d’avoir violé sa fille handicapée pendant 14 ans maintenu en détention

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La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Rennes a maintenu en détention, vendredi 14 mars 2025, un père de famille accusé d’avoir infligé de multiples viols entre 2010 et 2024 à sa fille handicapée prise en charge à Brest (Finistère).

Ce père de famille de 58 ans est écroué depuis le 13 mars 2024 : quelques mois plus tôt, le 8 décembre 2023, sa fille, souffrant de déficience intellectuelle, s’était confiée à des éducatrices de l’Établissement ou service d’aide par le travail (Esat) de Brest, au sein duquel elle était prise en charge.

La jeune femme avait, dans un premier temps, refusé de porter plainte et la structure lui avait proposé de l’héberger. Mais un mois et demi plus tard, à l’issue d’une nouvelle rencontre avec le personnel, de « nouveaux faits » s’étaient produits « le soir » et elle avait finalement accepté de déposer plainte.

« Quand sa mère et son frère étaient absents »

Le 29 janvier 2024, elle avait confirmé les « attouchements » et « pénétrations » décrits à ses éducatrices devant les policiers. Elle avait expliqué que les faits se produisent « quand sa mère et son frère étaient absents », « quand elle se rendait faire le plein d’essence avec son père » et « dans un bois ».

Elle n’arrivait pas à « s’y opposer », avait-elle expliqué : quand elle disait « non », son père n’en « tenait pas compte », elle ne savait donc pas « comment réagir », avait-elle dit aux enquêteurs. Ses éducatrices confirmeront pour leur part qu’elle allait « mal depuis quelque temps », elle avait même exprimé « son désir de mourir ».

Vidéos :

« Une détention difficile »

Dans cette affaire, la « vidéosurveillance » d’une station-service a été saisie et la jeune femme a été « identifiée » sur les images. Des « traces suspectes » dans le véhicule de son père ont également fait l’objet de prélèvements.

Après un an de détention provisoire, son père Yves XXX demandait donc à être remis en liberté par la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Rennes, jeudi 13 mars 2025. Il souhaitait tout simplement retourner « au domicile familial », où sa fille ne réside plus puisqu’elle est désormais « en foyer ».

Il avait dans un premier temps « nié les faits » mais a fini par reconnaître « les attouchements », des « fellations » et « quelques pénétrations », contestant toutefois « la fréquence et l’accomplissement total », mais aussi la « durée » de 14 ans évoquée par sa fille. « Il vit une détention difficile, a besoin d’un suivi psychiatrique très rapproché car il souffre de phases dépressives », a plaidé son avocate pour obtenir sa remise en liberté.

« Un risque de renouvellement »

« L’instruction est terminée et sa version évolue dans un sens positif », a par ailleurs plaidé Me Noémie Lebigot. De son point de vue, une assignation à résidence sous surveillance électronique (ARSE) permettrait de « se saisir de sa prise de conscience » et de « préparer l’après ».

Mais l’avocate générale avait pour sa part sollicité son maintien en détention, d’autant que « des courriers versés au dossier par sa filleule interrogent sur son rapport aux jeunes femmes ». De son point de vue, le « risque de renouvellement » des faits restait « d’actualité ». La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Rennes s’est rangée à son avis vendredi 14 mars 2025.

CB (PressPepper)



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