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un « père aimant » condamné pour avoir tiré sur son gendre à Noël

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Un quinquagénaire de Héric (Loire-Atlantique) a été condamné ce mardi 4 février 2025 en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Nantes à deux ans de prison ferme pour avoir tiré sur son gendre avec une carabine lors du dernier réveillon de Noël.

Loire-Atlantique : un « père aimant » condamné pour avoir tiré sur son gendre à Noël

Le 24 décembre 2024, la famille s’était en effet réunie à Héric quand le gendre du propriétaire s’était absenté au milieu de la soirée. Il était alors revenu au volant de sa voiture, avec 1,25 g d’alcool par litre de sang et sous stupéfiants, en faisant des « dérapages ». Mais ce dernier avait perdu le contrôle et avait fini au fossé.

Son beau-père était alors venu l’aider à sortir le véhicule du fossé. Mais le gendre l’avait « tapé » et « repoussé ». Il « refusait de partir » de chez son beau-père.

« Il disait qu’il allait tuer tout le monde », s’est remémoré cet homme de 53 ans ce mardi 4 février 2025 au tribunal correctionnel de Nantes. « Il menaçait de violer, tuer, frapper et massacrer toute la famille ».

Il a sorti une arme pour lui « faire peur »

Dans ces conditions, lorsque son gendre s’était baissé pour retirer le crochet qui lui avait servi à sortir sa voiture du fossé, cet autoentrepreneur au chômage « depuis le confinement » était rentré dans sa maison pour aller chercher « une carabine » non déclarée.

Le beau-père était revenu avec « l’arme dans le dos », en espérant que la situation s’apaise. Mais comme cet homme « plus grand, plus fort et plus costaud » que lui « ne se calmait pas », le beau-père avait exhibé son arme pour lui « faire peur ».

Une bagarre avait alors éclaté et le beau-père avait tiré deux coups de feu « en l’air » alors que tous deux se trouvaient pourtant « dans le noir et sans éclairage ».

Le gendre était ainsi tombé dans le fossé, en sang, blessé « au niveau du cou », a-t-il été précisé au cours de l’audience.

Quatre ans de prison ferme requis

Pendant que sa fille conduisait son compagnon à l’hôpital, le beau-père était donc resté éveillé jusqu’au petit matin attendant de « se rendre dès le premier appel de la gendarmerie ». En détention provisoire depuis six semaines, le quinquagénaire explique « ne pas avoir l’habitude » d’avoir des démêlés avec la justice : décrit par ses proches comme « pas violent » et « pas méchant », il n’a été condamné qu’une seule fois à une peine de prison avec sursis pour « une bagarre générale dans les années 1990 ».

Ce mardi 4 février 2025, devant le tribunal correctionnel de Nantes, ce « père et mari aimant » a encore répété qu’il n’a « jamais voulu blesser » son gendre, ni même le « menacer » et « tirer » dans sa direction. « Je l’aimais comme un fils depuis l’âge de ses 18 ans », a-t-il ajouté.

Le gendre a en effet habité dans une caravane sur la propriété de son beau-père pendant une dizaine d’années, avec sa femme et ses deux enfants.

Alors que son couple était au moment des faits « en instance de séparation » pour des « relations extraconjugales », il s’est à présent reformé. La victime a au passage retiré sa plainte contre son beau-père.

La procureure de la République avait néanmoins décidé de sanctionner cette « atteinte aux valeurs fondamentales de notre société » : alors que ce dossier de « violences aggravées » était initialement passible d’une cour d’assises puisqu’il a été « ouvert pour tentative de meurtre », la magistrate du parquet avait requis quatre ans de prison ferme pour ce « geste volontaire » à bout portant.

« A aucun moment le pronostic vital n’a été engagé » par ce tir de « calibre servant à tirer les rats », avait toutefois répliqué la défense. Le tribunal correctionnel de Nantes a finalement condamné le quinquagénaire à deux ans de prison ferme et deux autres avec sursis.

GP (PressPepper)



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