Home Faits Divers un influenceur poursuivi pour propos négationnistes sur TikTok

un influenceur poursuivi pour propos négationnistes sur TikTok

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Le 5 janvier dernier, Michaël Delafosse, maire de Montpellier, dénonce au parquet, au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, la publication d’une vidéo sur les réseaux sociaux. Dans cette vidéo, un homme tient des propos susceptibles d’inciter à la haine raciale et de remettre en question l’existence des chambres à gaz. Dans cet extrait diffusé sur TikTok, l’internaute déclare : « On arrive après en 39-45 et en 39-45 on nous a raconté l’histoire qu’on nous a racontée mais surtout, on nous a parlé à un moment d’un… d’un élément qui nous a tous choqué, c’est les chambres à G. La problématique en fait, c’est que heu… les fameuses chambres à G bah heu… quand tu t’intéresses au sujet, on n’en a jamais retrouvé. Toutes les chambres à G étaient du côté russe, qui a été libéré par les Russes, et les Russes n’ont jamais parlé de chambre à G. »

L’homme est vite identifié. Il réside dans la région montpelliéraine et cumule plusieurs dizaines de milliers d’abonnés sur TikTok. L’enquête préliminaire est confiée à la compagnie de gendarmerie de Lodève. Les enquêteurs confirment qu’il est bien l’auteur de la vidéo et qu’il l’a mise en ligne lui-même. En quelques jours, elle a été visionnée à 296 000 reprises. Une diffusion massive.

Une défense floue

Lors de son audition, l’utilisateur reconnaît les faits. « L’homme a précisé que la reprise de cette vidéo, qui a donné lieu à dénonciation, n’était qu’un extrait d’une vidéo plus longue et d’environ 6 minutes. Il estimait que les propos avaient été sortis de leur contexte et qu’il n’avait eu pour but que de susciter une réflexion globale en s’interrogeant mais en n’étant jamais affirmatif », précise Fabrice Bélargent, procureur de la République de Montpellier, dans un communiqué en date de ce mercredi 29 janvier 2025.

Récemment présenté au parquet, le mis en cause comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Montpellier le 28 avril 2025 à 14h. Il sera jugé dans le cadre d’une procédure de comparution par procès-verbal sous deux qualifications pénales lourdes : contestation de crimes contre l’humanité commis lors de la Seconde Guerre mondiale et provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’origine, de l’ethnie, de la nation, de la race ou de la religion. Les peines encourues sont lourdes. La contestation de crimes contre l’humanité est passible d’un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. L’incitation publique à la haine, lorsqu’elle est commise via internet, peut être punie de trois ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.



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