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un homme de 21 jugé pour agression sexuelle, « Elle ne m’a jamais dit non explicitement »

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Éric* et Mélanie* se connaissent bien. Ils étaient ensemble en classe au sein du lycée d’Arpajon. Ils se sont quelque temps tournés autour, sans que leur flirt ne débouche sur une relation plus sérieuse.

« J’ai été naïve sur le moment »

Le 22 octobre 2022, ils sont invités tous les deux dans une maison de Brétigny-sur-Orge où une soirée est organisée par l’une de leur connaissance. Mélanie croise Éric dans la cuisine. Le jeune homme tente sa chance et essaye de l’embrasser. Mélanie se détourne.

Quelques moments plus tard, elle accepte de le rejoindre dans un bureau isolé de la maison. « Pour ne pas être grillé par les autres », comme l’exprime l’étudiant de 21 ans. Le désir monte, des caresses très prononcées sont échangées, jusqu’à déboucher sur une relation sexuelle sur la table du bureau qui n’a pas été vécue de la même façon par les deux amants.

Mélanie explique qu’elle a exprimé son refus à plusieurs reprises lors de ce moment d’intimité alors qu’Eric n’a pas vécu cette scène intime de la même manière. « Elle m’a dit stop, une seule fois, quand nous avons entendu du bruit dans le couloir, par souci de discrétion », reconnaît-il.

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La jeune femme n’a pas vécu la même chose. « J’ai été naïve sur le moment. Je pensais qu’il voulait juste m’embrasser. Quand j’ai aperçu notre reflet dans la glace pendant nos ébats, je me suis dégoûtée », affirme-t-elle en reconnaissant que son compagnon d’un soir n’a exercé aucune violence, ni menaces à son égard.

« Elle ne m’a jamais dit non explicitement »

Dans la foulée, Mélanie rejoint un groupe qui joue au jeu « Vakarn » dont le but est de créer un maximum de problèmes en un minimum de temps. Des remarques sur sa relation avec son compagnon d’un soir fusent, ce qui rend la jeune femme mal à l’aise. Pourtant en suivant, elle rejoint à nouveau Eric et consent à une autre relation plus expéditive et encore moins agréable.

« Vous n’avez pas interprété les signaux envoyés par Mélanie », interroge la Présidente du tribunal. « Elle ne m’a jamais dit non explicitement, elle pouvait quitter la pièce à tout moment », rétorque le prévenu visiblement meurtri par la tournure de ces événements.

De son côté, entre deux crises de larmes, la jeune femme reste encore blessée par cet épisode, même si elle concède, qu’elle a réalisé une fantaisie buccale à son partenaire de sa propre initiative. En tout cas, Mélanie s’est sentie salie, comme si elle n’avait pas pu résister à la pression du groupe pendant la soirée en décidant de s’offrir à son compagnon. L’étudiante de 20 ans n’a pas quitté les lieux. Elle est restée sur place pour dormir au côté d’un autre garçon avec lequel, elle a eu à nouveau une relation sexuelle : « Mon corps a réagi à ma place. J’avais besoin de me laver de tout cela », susurre-t-elle entre deux sanglots.

C’est au lendemain de cette soirée particulière qu’elle a décidé de porter plainte à la suite d’un rendez-vous à la PMI de Brétigny-sur-Orge. Pour Éric se fut un choc. Il n’a jamais eu la sensation de forcer la jeune femme à quoi que ce soit. Lors de ses réquisitions, la Procureure de la République s’est montrée compréhensive à l’égard de la victime, tout en reconnaissant que ces accusations se sont forgées dans l’intime et qu’aucun élément probant ne pouvait les étayer. Éric a été relaxé des préventions qui pesaient sur lui.

*Les prénoms ont été modifiés.



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