Un couac. L’Élysée a assuré ce mercredi 5 mars 2025 qu’il n’y avait pas de nouveau déplacement d’Emmanuel Macron à Washington « envisagé à ce stade », démentant des propos de la porte-parole du gouvernement Sophie Primas en ce sens.
La porte-parole avait auparavant affirmé à la presse, à l’issue du Conseil des ministres, qu’un tel déplacement du président français avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky et le Premier ministre britannique Keir Starmer était « envisagé » et qu’il pouvait avoir lieu « à court terme ».
Emmanuel Macron va s’adresser ce mercredi aux Français sur l’Ukraine et la défense européenne, à la veille d’un sommet européen crucial et dans un moment de bascule géopolitique autour d’un rapprochement entre Washington et Moscou, potentiellement aux dépens de l’Europe et de l’Ukraine.
Pas d’intérêt à « rompre les relations »
L’Europe « est aujourd’hui à un tournant de son histoire : depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, jamais notre continent n’avait connu une situation aussi grave et aussi instable », a renchéri la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, à l’issue du Conseil des ministres.
Elle a assuré qu’il n’était « de l’intérêt de personne » de « rompre les relations avec les États-Unis », malgré l’accélération née de la détermination du président américain Donald Trump de mettre fin à tout prix à la guerre en Ukraine, en négociant directement avec son homologue russe Vladimir Poutine, plus de trois ans après le début de l’invasion par la Russie de son voisin.
Dîner avec Viktor Orbán
Dans son discours, Emmanuel Macron pourra annoncer les « prochaines étapes » d’un processus diplomatique très incertain, a précisé un proche du président.
Juste après son allocution, Emmanuel Macron va recevoir à dîner le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, soutien de Donald Trump et Vladimir Poutine, et l’une des voix les plus dissonantes dans l’UE.
Le président français se veut à la manœuvre, avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, pour organiser l’unité des Européens et tenter de maintenir le dialogue transatlantique.
avec AFP.
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