Le 1er février 2021, dans un appartement de la rue Garibaldi, en en plein centre de Toulon (Var), un crime d’une brutalité inouïe a secoué la ville. Selon Var-Matin, Damien Coquelet, un ancien militaire en situation de désertion, est accusé d’avoir poignardé puis décapité Jean-Luc , un sans domicile fixe qu’il avait rencontré la veille.
Son procès pour meurtre s’ouvre ce lundi devant la cour d’assises du Var à Draguignan.
Une nuit d’alcool et de violence
La veille du drame, Damien Coquelet invite Jean-Luc et un autre homme à passer la nuit chez lui. L’alcool coule à flots, et la situation dégénère en début d’après-midi. Après une altercation, Damien Coquelet aurait poignardé mortellement sa victime avant de la décapiter. Il aurait ensuite jeté la tête par la fenêtre dans un carton, sous les yeux horrifiés des passants.
Un accusé sous emprise et au discours incohérent
Interpellé avec près de 4 grammes d’alcool par litre de sang, l’accusé tenait des propos incohérents lors de son arrestation. Il évoquait des « manipulations mentales » et des « fréquences » qui l’auraient « piloté à distance ». L’expertise psychiatrique a conclu à une altération de son discernement, un point central du procès qui pourrait influencer la peine encourue.
Une audience sous tension
L’autopsie de Jean-Luc, 56 ans, démontrera que la décapitation a eu lieu post-mortem.
Le fils de la victime s’est constitué partie civile, représenté par Me Isabelle Colombani. La défense de Damien Coquelet sera assurée par Me Christophe Dalmet.
Face à la gravité des faits, l’ancien militaire risque une peine pouvant aller jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu à l’issue des trois jours d’audience.
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