Home Faits Divers un adolescent de 13 ans enlevé en pleine rue par onze individus

un adolescent de 13 ans enlevé en pleine rue par onze individus

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Igor* a vécu la peur de sa vie. Ce jeune habitant de Mennecy est un footballeur assidu. Il vit avec son frère et sa mère à moins de 5 minutes du stade. En cette fin de semaine, il est parti s’entraîner comme à son habitude. Il est 23 heures et Igor marche sur le trottoir pour rentrer chez lui. Soudain, une camionnette blanche s’arrête à sa hauteur.

« Igor était terrorisé »

La porte latérale s’ouvre et plusieurs individus se jettent sur lui. La camionnette démarre en direction de l’avenue Dargaud et le jeune garçon est mis sous pression par ses kidnappeurs. Ils veulent en découdre avec son frère aîné et lui demandent de l’appeler. Les menaces fusent : « Tu vas finir dans la Seine », lancent-ils au jeune garçon apeuré.

Quelque temps plus tard, l’enfant de 13 ans est relâché sur le parking du Netto, sans que ses agresseurs ne soient arrivés à leurs fins. « Igor était terrorisé », raconte sa mère à la barre du tribunal. « Ils l’ont détruit psychologiquement. Une vidéo où il est en pleurs dans la camionnette tourne toujours sur les réseaux. On ne vient pas à 11 personnes pour jouer aux cartes », persifle-t-elle.

Les deux prévenus, majeurs au moment des faits, peinent à s’expliquer. Ils sont comme jumeaux. Des cheveux longs retenus en queue-de-cheval, des chaussures de sport de marques aux pieds, ils n’ont pas de passé judiciaire. Ce soir-là, une bande de 11 individus, vivants au Coudray-Montceaux, a décidé de faire une descente à Mennecy pour un motif jamais élucidé. Arrivés sur place, ils font chou blanc. Et c’est en repartant qu’ils croisent Igor revenant de son entraînement de football.

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18 mois d’emprisonnement

« Vous vous rendez compte du traumatisme vécu par votre victime » les interpelle la présidente du tribunal. « Aujourd’hui oui », s’excusent les deux protagonistes sans grande conviction.

L’avocate du jeune garçon enlevé, Maître Deborah Meier-Mimran n’a pas mâché ses mots lors de sa plaidoirie. « Je vous rappelle qu’un tiers des rixes recensées sur le territoire national ont lieu en Essonne », s’est-elle alarmée.

« Il faut en finir avec cette logique alarmante des matches retour entre bandes », en demandant au tribunal comme le procureur de la République que les prévenus et « leur bêtise crasse » soient sanctionnés.

Ils ont été condamnés à 18 mois d’emprisonnement, dont 12 avec sursis. La partie ferme de leur peine s’effectuera sous la surveillance d’un bracelet électronique.

*Les prénoms ont été changés.



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