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« Tu veux que je te plante ? »

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Le 23 février 2025, un homme se présente à la gendarmerie de La Flèche (Sarthe) pour déposer plainte. Il explique que, le jour même, après s’être rendu à l’anniversaire de son fils (il est séparé de la mère), il est allé voir, en fin d’après-midi, son ancien beau-frère, toujours à La Flèche.

Il affirme avoir été agressé par ce dernier avec un couteau, alors qu’il se trouvait encore au volant de sa voiture.

Il agresse son ancien beau-frère avec un couteau : « Tu veux que je te plante ? »

« Tu veux que je te plante? », lui aurait lancé l’ex-beau-frère, avant de le blesser à l’avant-bras avec son couteau. Des propos corroborés par un témoin présent dans le véhicule au moment des faits.

Interrogé par les gendarmes, l’agresseur désigné conteste les faits et affirme qu’il se trouvait avec ses deux frères, et qu’ils faisaient tous ensemble de la mécanique dans son garage.

Le prévenu – un homme de taille moyenne, athlétique, cheveux bruns impeccables, blouson noir, tee-shirt blanc et pantalon assorti – était jugé devant le tribunal du Mans, le 2 avril 2025. Il a contesté les faits et maintenu qu’il effectuait de la mécanique dans son garage avec ses deux frères.

« On reste interdit par les explications qui sont livrées »

« Comment se fait-il que vos frères vous appellent alors qu’ils sont avec vous ? », demande la présidente du tribunal. « Je ne sais pas », répond le prévenu, défavorablement connu de la justice.

« Comment se fait-il qu’ils appellent votre femme alors qu’ils sont chez elle ? », poursuit la présidente. « Je ne sais pas », répond à nouveau le prévenu.

« On reste interdit par les explications qui sont livrées », a déclaré Me Nicolas Bourhière, avocat de la victime, par ailleurs absente à l’audience. L’avocat a rappelé que la victime et le prévenu avaient eu une altercation quelques jours avant les faits.

12 mois de prison et maintien en détention

« Chacun a le droit de mentir, c’est bien connu. Chacun a le droit aussi d’en tirer les conséquences », a déclaré le procureur à propos du prévenu.

Me Jeanne Bengono, l’avocate du prévenu, a plaidé la relaxe « au bénéfice du doute » pour son client.

Suivant les réquisitions du procureur, le tribunal a reconnu le prévenu coupable et l’a condamné à douze mois de prison ferme. Il est maintenu en détention.



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