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« Toutes les communes sont plus ou moins impactées »

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C’était le jour de l’inspection annoncée pour la Brigade territoriale autonome (BTA) de Boos, sur le plateau Est de Rouen, lundi 3 février 2025. Une journée qui a commencé tôt le matin par le protocole réglementaire du lever des couleurs et la revue d’effectif par le commandant de compagnie, le chef d’escadron Alexandre Payage, avec le commandant de l’unité, le major Hervé Chevalier. L’occasion pour les 23 gendarmes de la brigade de se retrouver tous ensemble le même jour, et pour les élus de la circonscription, de découvrir le bilan d’activité d’une année marquée notamment par une hausse des cambriolages.

Nombre d’interventions en hausse de 8 %

Le major a ainsi indiqué aux maires et conseillers municipaux présents que la BTA de Boos a enregistré, en 2024, une hausse de 8 % du nombre d’interventions : 1 034, contre 961 en 2023. « Ceci s’explique par des sollicitations plus nombreuses du Centre opérationnel de gendarmerie (COG), mais cela reste une activité plutôt classique, voire normale pour une brigade de 23 gendarmes », a commenté l’officier. Dans ces chiffres, il est à noter que 70 % de l’activité des gendarmes a été réalisée sur le terrain.

Cambriolages : toutes les communes plus ou moins impactées

Le commandant de la BTA a souligné que la délinquance générale a enregistré une baisse de 2 % en 2024, mais que les atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes (AVIP) ont stagné (83 en 2024).

En revanche, et c’est là un fléau qui touche de nombreuses communes, les cambriolages sont en hausse sur le plateau Est : 20 en plus sur l’année (112 au total), majoritairement commis entre mars et avril.

Contrairement à l’année précédente, les communes de Boos et Franqueville-Saint-Pierre ont enregistré moins de cambriolages, mais d’autres communes ont vu ces délits augmenter : Mesnil-Raoul (deux cambriolages en 2023 et 12 en 2024), Saint-Aubin-Celloville (un en 2023 et 10 en 2024), Les Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen (zéro en 2023, 6 en 2024), Montmain (1 en 2023, 8 en 2024), Fresne-le-Plan (1 en 2023, 7 en 2024) ou encore La Neuville-Chant-d’Oisel (7 en 2023, 11 en 2024).

« Toutes les communes sont plus ou moins impactées, mais l’année 2024 a effectivement été dense en termes de cambriolages. Et je dois rappeler ici que la vidéoprotection constitue un outil très important pour les enquêteurs », a insisté le major Chevalier.

La remontée d’infos est essentielle

L’officier a rappelé que les enquêteurs ont besoin de disposer de « remontée d’infos des communes. Il ne faut pas attendre pour relayer l’info, ce doit être fait tout de suite. Sans les yeux du terrain, on ne peut pas avancer vite », a exhorté le major, rappelant que les cambriolages sont rarement le fait d’équipes locales, mais plutôt de bandes organisées qui font des périples sur un secteur donné.

« On doit pouvoir les identifier rapidement, ce qui ne veut évidemment pas dire que l’on peut forcément les interpeller, les auteurs étant bien souvent originaires de pays étrangers », a poursuivi le majeur.

Revue des troupes, à la Brigade territoriale autonome de Boos, en présence du chef d’ecadron Alexandre Payage, commendant de compagnie.  ©Isabelle VILLY

La hausse des cambriolages explique en tout cas en partie la baisse du taux de faits élucidés de la BTA de Boos, qui s’élève à 28 % en 2024. « C’est plus bas qu’en 2023, où nous avions un taux d’élucidation de 41 % qui s’expliquait aussi par quelques belles affaires résolues. Mais pour 2025, ce taux d’élucidation sera une priorité », a prévenu le major Chevalier.

Sécurité routière : huit accidents, deux décès

Les chiffres de la Sécurité routière ont également été dévoilés : huit accidents corporels ont été enregistrés et deux tués (précision : les victimes ne sont pas décédées sur place lors de l’accident, mais après avoir subi plusieurs opérations liées à celui-ci).

« La police route a baissé de 25 % en 2024 sur la circonscription : nous avons préféré travailler en qualité plutôt qu’en quantité », a observé le commandant de l’unité de Boos, qui annonce que cette tendance sera aussi la priorité en 2025, avec la chasse aux comportements dangereux, notamment en matière de conduite sous l’empire d’alcool et/ou de stupéfiants.

Lutte contre les stupéfiants : une priorité

La lutte contre les stupéfiants restera d’ailleurs une priorité pour les gendarmes de la BTA de Boos en 2025 : « Il y a des réseaux et des revendeurs partout. Et là aussi, on a besoin de remontée d’infos pour avoir des débuts de pistes, afin de remonter les filières », a insisté l’officier, soulignant que le but à l’échelon local, n’est évidemment pas de traquer des réseaux en Colombie ou ailleurs, dans le cadre des narcotrafics à grande échelle, mais bien de « traiter des dossiers localement. Mais on a, pour cela, besoin de savoir ».

Globalement, le major Chevalier a estimé que « tout va bien à la BTA de Boos. C’est une brigade dynamique, jeune et compétente », a-t-il assuré. Quant au commandant de compagnie, il a rappelé que l’activité 2024 a connu des conditions très particulières, soumettant les effectifs à rude épreuve : Jeux olympiques, événements de Mayotte et de Nouvelle-Calédonie. « Tout cela a impacté les brigades au quotidien, avec notamment pour les militaires la contrainte de vacances écourtées, bien souvent au détriment des familles », a fait valoir le chef d’escadron Alexandre Payage.

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