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suspecté d’avoir dérobé pour 350 000 € de bijoux à Nantes, il demande sa libération

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La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Rennes a maintenu en détention provisoire ce vendredi 21 février 2025 un habitant de Port-Saint-Père (Loire-Atlantique) accusé d’avoir dérobé pour 350 000 € de bijoux dans une boutique de la prestigieuse rue Crébillon à Nantes, relate l’agence Presspepper.

Pour rappel, le cambriolage de la bijouterie Maty avait défrayé la chronique le 13 juin 2024 : un individu « porteur d’un postiche et de lunettes » puis d’un « casque de moto » avait été vu en train de faire « des allers-retours » dans l’immeuble voisin du commerce en étant muni d’une « bâche » et d’une « scie circulaire ».

Il avait en fait accédé à l’appartement situé au-dessus du commerce en « découpant la porte » à la scie circulaire et en « trouant le sol » avec une masse, lui permettant ainsi d’accéder à l’intérieur de la bijouterie « en descendant par une corde ». Il était reparti avec 350 000 € de bijoux après avoir « mis le feu » dans le logement pour effacer les traces.

Plus d’un mois après les faits, les enquêteurs nantais étaient parvenus à mettre la main sur le suspect, qui avait pris la fuite en Espagne avec son butin : son ADN a été retrouvé « sur la corde » qui lui a servi à descendre dans la bijouterie et « dans le commerce », a-t-il été précisé ce jeudi 20 février 2025 lors de l’audience publique de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes.

Il se serait fait « détrousser » du butin

Cet homme qui a toutes ses attaches à Port-Saint-Père a « reconnu les faits » et avait donc été placé en détention provisoire le 26 juillet 2024 après avoir expliqué que son métier de cordiste lui avait permis de « passer par le toit » et d’opérer dans de telles circonstances.

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« Tombé dans l’héroïne », il voulait en fait « acheter sa dose » et avait ainsi décidé de commettre ce vol, espérant « vendre les bijoux au Maroc ».

Reste qu’ensuite, alors qu’il allait acheter de la drogue à un dealer à Barcelone (Espagne), il s’était fait « détrousser » de son butin en tentant de lui vendre. Il était donc « aussitôt revenu en Loire-Atlantique ».

Le suspect avait aussi indiqué ne pas avoir « prémédité les faits » : il avait « agi sur un coup de tête » à cause de sa « consommation de stupéfiants ». Depuis son placement en détention provisoire, il est toutefois « en sevrage ».

Le 13 février 2025, un juge des libertés et de la détention (JLD) de Nantes avait donc considéré qu’il n’y avait plus lieu de le maintenir en détention provisoire : cet homme de 39 ans disposait d’une « promesse d’embauche » dans une entreprise d’échafaudage à Vertou et pouvait être hébergé à Port-Saint-Père.

Il avait donc été assigné à résidence avec interdiction de sortir de Loire-Atlantique et obligation de suivre des soins.

Une motivation empreinte de « poésie humaniste »

Il aurait donc dû être remis en liberté si le parquet de Nantes n’avait pas aussitôt fait appel. Le suspect avait alors fait l’objet d’un « référé-détention » et avait été maintenu en détention à la maison d’arrêt de Nantes jusqu’au réexamen de la décision du juge de la liberté et de la détention par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes, intervenu ce jeudi 20 février 2025.

« Il est un moment dans un dossier où la détention provisoire n’a plus la même pertinence et où le mis en examen peut emprunter une nouvelle voie d’existence », avait argumenté le juge des libertés et de la détention dans son ordonnance.

Mais ses mots « empreints d’une certaine poésie humaniste » n’ont pas convaincu l’avocat général, qui a sollicité l’infirmation de sa décision et le maintien en détention de cet homme de 39 ans, dont le « butin conséquent » a « disparu dans la nature ».

Sa « capacité à s’enfuir en Espagne » et à « brouiller les pistes » en changeant de téléphone inquiétait en effet le parquet général qui a expliqué « ne pas avoir compris » pourquoi le juge avait, « de manière prématurée et contre-indiquée », ordonné sa libération.

« Je ne sais pas si le juge est humaniste, mais il connaît le dossier », avait objecté Me Ramzi Sahli, son avocat. Son client a par ailleurs « toujours reconnu sa participation » et le magistrat a « simplement fait application de la loi », de son point de vue.

Mais finalement, ce vendredi 21 février 2025, la cour a infirmé la décision du juge et l’a maintenu en détention.



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