Au Stade pontivyen, tout le monde le connaît sous le surnom »la touille ». Bénévole au club, c’est en aidant à la buvette que Didier Collet s’est vu attribué ce sobriquet. « Prévoyant, j’ai demandé à Loïc Maugan (ancien président) à ce que l’on achète en avance des touillettes pour le café et le chocolat quand je suis arrivé », raconte ce Pontivyen qui débute au contrôle des tickets à l’entrée en février 2001.
Originaire de Guern, Didier est séduit par « l’ambiance conviviale et familiale qui règne » au Stade pontivyen. Il apprécie le beau jeu et la formation des jeunes stadistes, tout comme dans son club professionnel de cœur, le FC Nantes. Ce dimanche 2 février 2025, il devra faire un choix entre les deux clubs qui s’affrontent en Coupe Gambardella.
Le FC Nantes lui donne le goût du football
C’est en cela que ce dimanche 2 février sera spécial pour lui. Qui supporter dans ce 16e de finale de la Coupe Gambardella entre les U18 du Stade pontivyen et les Canaris ? Le choix est fait : « Ce sera le Stade ! C’est le petit poucet régional après tout. Mais si Nantes l’emporte, je serais aussi content ! »
Le FC Nantes des années 1970 lui donne le goût du football, celui du meilleur buteur de l’histoire du club, Bernard Blanchet, et ses 111 buts en 357 matches entre 1962 et 1974.
J’allais voir les matches au stade Marcel-Saupin. On allait entre collègues. J’avoue que les retours à la maison étaient parfois difficiles après une victoire.
« J’étais à l’armée pendant la finale de Coupe de France de 1983 »
Dans cette enceinte, il vit d’autres beaux souvenirs avec deux générations différentes. Tout d’abord, celle de la finale de Coupe de France 1983 avec les Maxime Bossis, Vahid Halilhozic et Loïc Amisse.
J’étais à l’armée en tant que chauffeur poids lourd. Ce jour-là, on était en manœuvre à Canjuers dans le Var. C’était journée libre. Notre lieutenant, supporter de Nantes, regardait le match dans une tente. On s’est positionné autour de la toile pour écouter les commentaires, mais on n’a pas pu voir les images.
Didier se remémore également l’épisode de la fameuse série d’invincibilité lors de la saison 1994-1995 avec Patrice Loko, Christian Karembeu, Japhet N’Doram, Nicolas Ouédec ou encore Reynald Pedros. « Mon plus beau souvenir, c’est la victoire contre le Paris Saint-Germain. Surtout l’enchaînement de passes aériennes en une touche qui termine au fond des filets. J’admirais le beau jeu à la nantaise devant ma télévision. » Une période que « regrette » ce passionné de la couleur jaune.
« Ce sera costaud en face ! »
Depuis 2001, la Touille est Noir et Or dans l’âme et au cœur. Il est toujours prêt à donner un coup de main, que ce soit à la buvette ou accueillir les minibus du club devant chez lui. Il sera de nouveau d’attaque au Faubourg-de-Verdun lors de ce match de gala. « Je soutiens les seniors mais aussi l’équipe féminine et les jeunes des deux clubs. »
Il suit les performances des U19 nationaux nantais, arrivés en demi-finale de Youth League (équivalent de la Ligue des champions pour les jeunes) la saison dernière.
Ce sera costaud en face ! Cette équipe a remporté à trois reprises la Coupe Gambardella. Je donne 5% de chances au Stade.
« Notre Saint Brieuc » du Stade pontivyen
Il félicite tout de même la performance des jeunes stadistes. « C’est historique ce qu’ils font ! Il y a un super jeu et des très bons joueurs. »
Et que dire de l’entraîneur : « C’est notre Saint Brieuc (Razer). Je suis fier de la Raz et de son adjoint, Philippe Le Poetvin », s’exclame celui qui porte un maillot du Stade pontivyen floqué « La Bich », en l’honneur de son grand ami Aurélien Robic, entraîneur-joueur de la C.
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