« Êtes-vous d’accord pour continuer la vie commune avec madame, car vous êtes plus ou moins séparés depuis plusieurs mois ? ». Dans son box des comparutions immédiates du tribunal correctionnel de Melun (Seine-et-Marne), ce lundi 17 février 2025, le prévenu hésite dans sa réponse. Il explique que « c’est compliqué ! », puis finalement répond par l’affirmative… en se laissant toutefois « le temps de réfléchir ».
Un homme condamné pour des violences contre son ex-compagne à Melun
Les juges perplexes, veulent se faire une idée exacte de la situation du couple. On ne saura pas ce que pense la victime puisqu’elle n’était pas présente à l’audience. On sait seulement qu’elle n’a pas souhaité déposer plainte, ni se porter partie civile. Elle ne veut pas non plus que son (ex) copain aille en prison.
Dans ses différentes dépositions elle est d’ailleurs très élogieuse à son endroit : « Un garçon très doux, attentif et qui aime son enfant ». Pourtant, le soir du 8 février, alors que le prévenu n’était que « de passage » dans l’appartement de son ex, elle a une nouvelle fois reçu copieusement des coups. Dont un, plus fort que les autres, dans la cage thoracique qui lui a brisé net une côte.
« Il faut quand même y aller ! », s’étonne le président. Il répond que son poing « est parti tout seul ». Tout comme la fois précédente, puisque des violences analogues ont déjà été commises il y a un an dans le couple. Au total, le pedigree du prévenu âgé de 27 ans fait état de 15 condamnations toutes plus ou moins pour des histoires de violences, des délits routiers ou des affaires de drogue.
Sans permis, il avait « un besoin urgent de sortir »
À son tour le procureur l’asticote : « Mais je vois que vous n’avez pas le permis ! Ça ne vous empêche pas de conduire apparemment ? ». C’est d’ailleurs pour avoir emprunté le véhicule de sa compagne sans le lui demander que la dispute a éclaté. Le prévenu rétorque que ce soir-là, il avait un besoin urgent de sortir.
« Et aussi de lui emprunter au passage sa carte bancaire sans la lui demander », enfonce le procureur. Au final il réclame un an de peine mixte prison-sursis. Les magistrats estimant que le prévenu a besoin de conserver son emploi, l’ont condamné à 12 mois de prison : la moitié en semi-liberté et l’autre avec sursis, accompagné d’un stage de sensibilisation.
J-F.C.
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