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Rugby. C’était le dernier survivant de l’épopée de 1951, Raymond Carrère est mort à Carmaux

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À Carmaux (Tarn), le Brennus, ce n’est pas qu’un bureau de tabac. On parle ici du vrai bouclier de champion de France de rugby. Remporté par le club de la ville en 1951. Le dernier survivant de cette épopée vient de s’éteindre dans sa centième année.

Raymond Carrère était né le 8 juillet 1925 à Rieux-Minervois, dans l’Aude. Il est mort le 17 février 2025, à la clinique Sainte-Barbe de Carmaux, sur la terre de beaucoup de ses exploits. Ce commerçant en pneumatiques d’1,74 m pour 85 kilos a donc gravé son nom dans l’histoire du rugby en remportant le titre le plus convoité du XV dans l’Hexagone au sein de l’US Carmaux.

Au Stadium de Toulouse

C’était le 20 mai 1951, avec Louis Combettes, Jean-Marie Bes, Jean Gervais, Alexis Dalla-Riva, René Pailhous, Louis Aué, Jean Régis, René Pagès, Gérard Lasmolles, René Deleris, Gustave Golajewski, Georges Cassou, Francis Cassou et Jacques Sagols. Il avait fallu une prolongation pour que l’équipe tarnaise vienne à bout du Stade Tarbais dans un stadium de Toulouse en ébullition. 14-12 au coup de sifflet final.

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Carmaux succédait alors à un autre club tarnais, le Castres olympique. Sauf que Castres a regoûté ensuite plusieurs fois aux joies du titre suprême en Top 14. Quand l’US Carmaux s’est contentée de boucliers inférieurs 1972 (2e division), 1991 juniors), 1995 (3e division) et 1996 juniors). Mais jusqu’à aujourd’hui, dans le Tarn, Carmaux est, avec Castres, le seul club à avoir réussi cet exploit.

On raconte que la liesse a été tellement immense à Carmaux, durant des mois, que l’équipe ne s’en est tout simplement pas relevée, ne se qualifiant même pas pour les phases finales l’année suivante…

Conseiller municipal pendant plusieurs décennies

Raymond Carrère était aussi engagé politiquement. « Au Parti Socialiste et en tant qu’élu municipal de Carmaux (NDLR : durant six mandats), Raymond a défendu sans faille et jusqu’au bout ses convictions politiques avec la même détermination et la même rigueur qu’il mettait sur le terrain de rugby », retient ainsi François Bouyssié, conseiller municipal d’opposition PS.

Les obsèques de Raymond Carrère auront lieu à l’église Saint-Privat de Carmaux, jeudi 20 février 2025 à 14 h 30, suivies de l’inhumation au cimetière de Bicoq.



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