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Restaurant Les Maraîchers à Brest, une histoire de famille et de générosité

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Dans la famille Oulhen, je demande… Basile : le plus jeune de la fratrie et le dernier à rallier Les Maraîchers, le restaurant familial établi à la PAM à Brest. Le jeune homme de 23 ans est arrivé en octobre 2024 après avoir fait ses gammes dans divers établissements gastronomiques dont des étoilés. « J’avais envie de me poser, de retrouver mes amis et ma famille », confie l’intéressé. Le cadet a rejoint ses aînés, Tom, 28 ans, et Arthur, 31 ans.

Les trois frères sont désormais réunis autour de leur père, Joseph. « Les retrouver tous, c’est chouette », sourit le patriarche de 62 ans, à l’origine de l’aventure.

Joseph Oulhen, fondateur du restaurant Les Maraîchers ©Amélie Thomas

Le premier restaurant 100 % végétarien à Brest

Ses fils devenus grands, Joseph Oulhen a voulu revenir à ses premières amours, la cuisine. « À 25 ans, j’avais ouvert avec un copain un restaurant-pizzéria à Landéda », raconte le père de famille, devenu commercial dans le bâtiment. Il y a dix ans, il a passé son CAP et s’est formé à la cuisine végétale.

En septembre 2016, Les Maraîchers ouvraient rue Boussingault, le premier restaurant uniquement végétarien à Brest. Le succès a été immédiat.

« Je devais seulement l’aider à ouvrir, ça fait huit ans et je suis toujours là ! », rembobine Tom, derrière les fourneaux depuis ses 14 ans. Arthur, lui, a pris un autre chemin, monteur dans l’audiovisuel à Paris, pour finalement se tourner à son tour vers la restauration. Il est arrivé début 2022, en vue de l’ouverture du restaurant à la PAM en janvier 2023.

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Décision a été prise de fermer l’établissement originel en septembre 2023 et de rester groupés. « J’étais seul rue Boussingault et eux à la PAM, ça n’avait plus d’intérêt, l’idée était de construire en famille », raconte Joseph.

Arthur a quitté le secteur audiovisuel pour la restauration.
Arthur a quitté le secteur audiovisuel pour la restauration. ©Amélie Thomas

« On s’entend bien, il n’y a jamais de clash »

Chacun apporte son savoir-faire et son expérience. « On s’entend bien et on est content d’être ensemble », résume simplement Tom. Et les quatre Brestois le jurent : « Il n’y a jamais de clash, ni de tensions. » Leur tempérament, plutôt calme, aide grandement. Amandine, présente depuis l’ouverture de la PAM, confirme : « Ils ne s’énervent jamais ! ». Poussée par ses patrons, elle s’est spécialisée dans la pâtisserie et s’apprête à passer son CAP en candidat libre. « Ils me laissent faire, je peux essayer, tester », savoure la salariée de 37 ans.

C’est l’esprit des Maraîchers, qui emploient 12 personnes au total : un travail sérieux dans une ambiance décontractée. « Chacun s’implique à différents niveaux, il y a une émulation », soutient Tom.

Les Maraîchers offrent une cuisine à leur image : « Des plats gourmands et généreux », concoctés avec des produits locaux. « Les gens apprécient le rapport qualité-prix », souligne Joseph. La gentillesse de l’équipe contribue également à leur renommée.

Une échoppe dans les futurs halles

Les Ouhlen travaillent à l’ouverture d’un second lieu, dans les futures halles gourmandes de Saint-Louis à l’horizon 2027. « Le but sera de proposer une offre complémentaire à celle de la PAM », annonce Arthur. Joseph abonde. Enthousiaste, le paternel prend part au projet, pas encore prêt à battre en retraite. « Je suis encore jeune ! Ce n’est pas moi le plus fatigué en fin de journée », tance-t-il avec humour. Plutôt du matin, il admet volontiers laisser les services du soir à ses fils. Dans la famille Ouhlen, on est complémentaire.

Il est un maillon essentiel de la team : Claire, la maman. « C’est notre supporter numéro 1 », sourit son cuistot de mari. Les quatre garçons peuvent compter sur son soutien sans faille.





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