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Qui est Aurore Maurin, la nouvelle étoile du trail dans la Manche ?

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Aurore Maurin s’est fait un nom en 2024 en remportant la plupart des courses dans la Manche, de la Diabolik de Ragnar à la Belle Etoile en passant par la Bri’zeuse ou Objectif Roule.

Voici cinq choses à savoir sur la Cherbourgeoise, nouvelle porte-drapeau du trail manchois féminin depuis deux saisons.

Elle a rencontré l’amour et… le sport

Après s’être essayée au handball dans ses jeunes années, Aurore Maurin a longtemps fait une croix sur le sport, trop occupée par ses études puis son métier d’intervenante sociale chez France terre d’asile, à Cherbourg.

Sa rencontre en 2021 avec son compagnon Vincent Larue, une figure du trail local, allait bousculer son quotidien. Depuis, la course à pied est devenue l’horloge qui rythme ses semaines et ses saisons.

On peut vite progresser, c’est l’avantage de ce sport. Donc ça permet d’allonger les distances, ça donne envie de courir encore plus.

Aurore Maurin

Elle était en forme olympique en 2024

Déjà considérée comme un des éléments moteurs du trail local, la jeune trentenaire (32 ans) a pris une tout autre dimension en 2024, une année ponctuée par un nombre impressionnant de succès et le gain du challenge Cotentin Trail XL.

« Je ne pouvais pas espérer mieux », jubile la double vainqueure de la Diabolik de Ragnar, persuadée qu’il lui sera difficile d’établir un tel palmarès en 2025, la barre étant trop haute à ses yeux.

« Pour le moment, mes performances s’améliorent chaque année. Mais il y a bien un moment où je vais stagner ou même régresser. Et il y a de plus en plus de concurrence chez les féminines. Tant mieux ! », sourit la native de Gavray, commune qui confirme son label de terre de championnes après avoir couvé Romane Lemière, recordwoman de la Manche du marathon, et Caroline Desvages, lauréate l’an passé des 80 km de la Barjo.

Elle est bien encadrée

Licenciée au NCA depuis deux ans, Aurore Maurin estime avoir beaucoup appris aux côtés de l’entraîneur Bernard Hindré.

« J’écoute ses conseils, je m’inspire aussi de livres ou de podcasts pour gérer mes plans d’entraînement », indique-t-elle, ajoutant avoir bénéficié l’an passé du savoir-faire de Sonia Poutrel en matière de préparation mentale.

Elle a un gros programme en 2025

Aurore Maurin fait une infidélité au trail en ce début d’année en effectuant toute la saison de cross-country.

10e des Départementaux à Coutances, 2e du Vallon Sauvage puis 31e des Régionaux à Valognes le dimanche 26 janvier, ce gabarit de poche se rendra à Combourg le 9 février pour disputer les interrégionaux. Une « bonne préparation » selon elle avant son retour dans les chemins.

Elle tentera notamment de défendre ses titres à Objectif Roule et la Diabolik de Ragnar avant de préparer le « gros morceau » du mois de juin, la Barjo (80 km) suivie la semaine suivante d’une course de 24 heures en Haute-Normandie.

En septembre, place à la mythique Infernale des Vosges, une épreuve de 130 km. Bref, on est presque essoufflé rien qu’en retraçant son programme herculéen.

Elle a un mode de vie sain

Après une victoire, Aurore Maurin n’est pas du genre à s’envoyer cinq pintes et deux cheeseburgers pour fêter ça. La jeune femme, qui se déplace essentiellement à vélo, a toujours adopté un mode de vie très sain.

« Ce n’est pas pour être performante en course à pied, c’est tout simplement ma façon d’être. C’est naturel chez moi… Mais c’est vrai que ça aide pour le sport ! »

Haut, les filles

Si les hommes forts du trail manchois comme Yannick Noël ont souvent eu les faveurs des gazettes, Aurore Maurin tient à souligner l’émergence de la discipline au niveau féminin et prône une égalité de traitement entre les deux sexes. « Les filles sont de plus en plus nombreuses dans les pelotons », observe-t-elle, se félicitant d’un niveau féminin sans cesse plus élevé avec des championnes émergentes comme Cindy Legret, lauréate du Cross du Vallon sauvage devant… Aurore Maurin, mais aussi Chloé Capelle, Pauline Beuchet-Loup, Dorothée Mauduit, Lola Doguet, Sonia Poutrel, Caroline Celette, Pauline Betton, Bérengère Dumont, Héléna Chausse, Nathalie Kirchner, Louise Jeanne-Fauvel, Elodie Néel, Aurélie Duthoit-Boulay, Mathilde Maunoury, Sarah Cauvin, Caroline Desvages, Camille Bernard, Céline Morvan, Camille Levos-Loriot ou encore Flavie Gatouillat, pour ne citer que quelques-unes des athlètes locales qui ont brillé ces dernières années. « C’est super d’avoir une telle densité de traileuses dans le Cotentin. Et ça va donner envie à d’autres de s’y mettre », dit-elle.

                            



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