Home Faits Divers que s’est-il passé cette semaine sur le campus de l’université de Strasbourg ?

que s’est-il passé cette semaine sur le campus de l’université de Strasbourg ?

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Le 6 février, aux alentours de midi, des groupes d’étudiants se sont opposés. Certains ont été enfermés dans une salle de l’institut Le bel à Strasbourg.

On vous en dit plus à ce sujet.

Des luttes entre étudiants mercredi et jeudi

« Des militants de la Jeune garde [un groupe d’ultra-gauche, NDLR], de la FSE (Fédération Syndicale Etudiante) et de l’AES (Alternative Etudiante Strasbourg) nous ont pourchassés. On était dix à se réfugier dans notre local à l’institut Le bel. L’université nous a déplacés dans le bâtiment de la présidence où on a attendu une heure et demie qu’ils partent », raconte Samy Amokrane, président de l’UNI Strasbourg, mouvement étudiant de droite, voire d’extrême-droite pour certains.

Il ajoute que ce n’est pas la première fois que cela se produit.

La veille, soit le 5 février, « cinq de nos membres ont été enfermés dans le local. Là aussi, ils ont été escortés par la sécurité jusqu’au bâtiment de la présidence. » L’UNI affirme par ailleurs que, ce jour-là, certains membres de la Jeune garde étaient porteurs de couteaux.

Vidéos :

Un agent de la sécurité a été blessé en s’interposant mercredi

Des informations confirmées par la communication de l’université. Cette dernière explique qu’il « y a effectivement eu des altercations entre des étudiants mercredi et jeudi. Jeudi, ils étaient une quarantaine contre dix. »

Elle ajoute que « des agents de la sécurité sont intervenus à chaque fois. »

D’ailleurs, « mercredi, l’un d’entre eux a pris des coups en s’interposant entre deux étudiants. Il a dû voir son médecin traitant. On lui a aussi pris son talkie walkie. Il a porté plainte pour ça. »

Un contexte politique tendu : les élections universitaires

Pourquoi ces altercations ont-elles eu lieu ?

« On était en période d’élections universitaires. Les étudiants tractaient sur le campus pour remporter des sièges au conseil d’administration de l’université. C’étaient des affrontements entre des listes étudiantes », reprend la communication de l’université.

Hugo, militant pour l’AFGES, principal syndicat étudiant à Strasbourg, explicite le contexte.

Le jeune homme avance que : « L’UNI est un syndicat à droite. La FSE et l’AES sont à gauche et la Jeune garde est un mouvement d’extrême gauche. Ils sont opposés politiquement et remporter les élections, c’est important. Ça permet de porter la voix des étudiants, de discuter avec les officiels. »

Nous avons tenté de joindre un représentant de la Jeune garde, en vain.



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