Home Faits Divers Prison ferme pour l’homme qui voulait faire venir Cristiano Ronaldo à Châteaubriant

Prison ferme pour l’homme qui voulait faire venir Cristiano Ronaldo à Châteaubriant

29
0



Le tribunal correctionnel de Nantes (Loire-Atlantique) a condamné ce jeudi 27 février 2025 un ancien « conseiller sportif » de footballeurs à six mois de prison ferme pour les violences qu’il avait commises devant son salon de coiffure de Châteaubriant (Loire-Atlantique) et une « extorsion » sur une station-service d’Angers (Maine-et-Loire).

Prison ferme pour l’homme qui voulait faire venir Cristiano Ronaldo à Châteaubriant

Le prévenu, âgé de 33 ans, a en effet repris plusieurs salons de coiffure à Châteaubriant, Angers et au Luxembourg, avoir été « conseiller sportif » de footballeurs ; il s’était notamment fait connaître de la population locale en annonçant prématurément en 2020 son intention de faire venir le footballeur portugais international Cristiano Ronaldo à Châteaubriant.

C’est donc dans son salon de Châteaubriant que l’ancien « conseiller sportif » s’en était pris à un autre homme, le 12 décembre 2023, quelques semaines à peine après l’ouverture du commerce.

Ce jour-là la victime était venu « à la fermeture » du salon, « alcoolisé » et muni d’un « marteau » et d’un « verre d’alcool » pour réclamer « le paiement d’une somme de 500 € » en rémunération d’un travail qu’il aurait effectué.

Un employé licencié

Alors que l’employé du salon s’était interposé et avait réussi à « désarmer » le visiteur, les deux hommes avaient « échangé des coups en dehors du salon » sous le regard de deux témoins – l’employé et une passante de 70 ans – et partiellement sous l’objectif de la vidéosurveillance de la ville.

L’employé – licencié dans la foulée car il « piquait dans la caisse », selon le prévenu – avait confirmé aux gendarmes que le litige était lié « à une somme non payée » et que la victime n’avait « pas effectué de geste » en direction de son patron.

En revanche, l’ancien « conseiller sportif » avait bien « fait un croche-pattes » au plaignant, s’était « positionné au-dessus de lui » et lui avait porté des « coups de pieds au niveau de la tête ». La septuagénaire avait aussi vu un « individu au sol » qui « subissait plusieurs coups », sur le « ventre » et les « côtes ».

« Je ne veux pas laisser mon fils orphelin »

Des examens médicaux avaient mis en évidence le fait que la victime avait « perdu des dents » dans cette altercation et qu’il présentait des blessures au niveau du « menton« . De son côté, le prévenu avait une « lésion traumatique à la main ».

« J’ai porté plainte contre lui en 2022 pour menace de mort et il est revenu un an plus tard : il est sans titre de séjour, il peut me planter et partir en Italie ou en Espagne », a certifié à l’audience le prévenu.

« Je ne vais pas laisser mon fils orphelin… Un homme digne ça se défend, je me suis défendu et je l’assume entièrement. Je ne voulais pas qu’il revienne ».

Mais l’homme – qui réfute devoir une quelconque somme d’argent à son supposé créancier – comparaissait également pour des faits d’extorsion commis sur une station-service d’Angers.

Alors que sa voiture était « sur la réserve », il avait affirmé y avoir « stoppé son véhicule » et demandé à un autre conducteur de lui prêter sa carte bancaire pour se servir.

La victime, elle, soutenait avoir été menacée par « l’exhibition d’une arme de poing« , avoir dû « rejoindre la pompe », « insérer sa carte bleue », « faire son code » et enfin laisser le prévenu « se servir », a rapporté le procureur de la République. C’est seulement après que le prévenu lui aurait dit qu’il allait « le payer » – « ce qui ne s’est pas fait », au demeurant.

Pour ces faits, les enquêteurs disposaient d’une « vidéo pas précise et muette » mais « qui témoigne de gesticulations [du prévenu] dans le temps de sa rencontre avec la victime ».

La défense plaidait la relaxe

L’avocat de la défense avait toutefois demandé au tribunal correctionnel de Nantes de relaxer son client pour ces deux affaires de « violences » et « extorsion » : il n’y avait « pas d’éléments » au dossier « pour entrer en voie de condamnation ».

Il a en effet plaidé la « légitime défense » du prévenu pour les violences commises devant son salon de coiffure de Châteaubriant : le plaignant aurait « menti » aux gendarmes et aurait renvoyé des « menaces de mort » le soir-même au prévenu, a-t-il certifié aux trois juges.

La vidéosurveillance de la station-service d’Angers serait quant à elle « imparfaite » et la victime serait en réalité rentrée « tranquillement dans son véhicule les mains dans les poches ».

Six mois de prison ferme

Le prévenu avait toutefois déjà sept condamnations à son casier judiciaire pour des « infractions routières », des affaires de « stupéfiants » et des « vols », a-t-il été observé lors de l’audience.

« Je suis sorti de prison en 2019. J’ai tout fait pour me réinsérer et ne pas me retrouver devant un tribunal », a dit à ce sujet le prévenu.

« Je ne suis pas fier de moi, ma place est dans mon commerce et auprès de ma famille. »

Le tribunal correctionnel de Nantes a finalement condamné le coiffeur à un total de six mois de prison ferme – deux pour le refus de prélèvement de ses empreintes génétiques lors de sa garde-à-vue le 8 avril 2024 à Châteaubriant et quatre autres pour les violences et l’extorsion.

Le procureur de la République en avait requis neuf au total. Les deux victimes n’étaient ni présentes ni représentées et ne s’étaient pas constituées parties civiles.

ED (PressPepper)



Source link

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here