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Pourquoi les Britanniques du Team Bricquebec Cotentin ne sont pas autorisés à courir

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Le 31 janvier 2025, c’est avec un grand sourire que Josh Whitehead, Jack Crook et James Hartley défilaient sur l’estrade de la salle Jean Eliard, à Bricquebec-en-Cotentin (Manche), à l’occasion de la présentation officielle du Team Bricquebec Cotentin version 2025.

Ce soir-là, le président, Jean-Marie Pezet, avait vanté les mérites de ses coureurs britanniques, persuadé de tenir en eux des renforts de poids. Malheureusement, on n’a pas encore pu vérifier leur valeur. Explications.

Les raisons

La grande maison louée à Rauville-la-Bigot par le Team Bricquebec Cotentin pour héberger ses six coureurs étrangers sonne creux. Trois d’entre eux manquent en effet à l’appel en raison d’un imbroglio administratif.

« Mal orientés par le consulat » selon Jean-Marie Pezet, Josh Whitehead, Jack Crook et James Hartley ont sollicité un passeport-talent pour pouvoir pratiquer le cyclisme en France. Or, ce titre de séjour s’adresse uniquement à des personnes rémunérées pour leur activité, ce qui n’est pas leur cas.

« Il aurait fallu qu’ils demandent un visa de visiteurs longue durée », précise le président du TBC, un poil irrité par « la naïveté » dont ses coureurs ont fait preuve, ce qui n’est pas le cas de Matthew Lord, le quatrième Britannique de l’effectif, autorisé à courir après avoir rédigé sa demande en bonne et due forme.

Autre sujet de crispation au sein du staff bricquebétais, les fausses joies, les revirements de situation vécues quasiment chaque semaine.

« On nous dit sans cesse que ça va se régler rapidement… mais on ne voit rien venir », se lamente Jean-Marie Pezet, qui s’est rapproché des services de la préfecture de la Manche pour faire avancer les choses. En vain, pour le, moment.

« Ils pensaient revenir cette semaine pour débuter les compétitions ce week-end, sauf qu’il y a encore un contretemps. Les lenteurs administratives sont les mêmes en Angleterre qu’en France visiblement ! Et c’est encore plus compliqué avec la Grande-Bretagne, qui ne fait plus partie de l’espace Schengen », fulmine le dirigeant, qui désespère de voir ce dossier aboutir à une issue positive.

Les conséquences

En attendant le feu vert, les trois coureurs concernés continuent de s’entraîner rigoureusement, ce qui n’a rien d’évident quand il n’y a pas la carotte de la compétition au bout.

« Ils sont impatients de revenir, ils en ont vraiment marre de cette situation. Et ils prennent du retard par rapport aux autres, l’entraînement ne remplace pas la course », observe le président, qui évoque un « impact négatif » sur l’ensemble du groupe, amputé de trois éléments.

« Ça nous pénalise car on se présente sur les courses en sous-effectif. Contre les grosses écuries, c’est difficile de rivaliser. Et on est toujours obligés de tirer sur les mêmes coureurs. »

Ce sera encore le cas ce samedi au Souvenir Louison-Bobet et dimanche à Yquelon, les deux courses au programme du week-end pour le TBC.



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