C’était il y a un peu moins d’un an. Lundi 8 avril 2024, la municipalité de Villefranche-de-Lauragais, réunie en conseil municipal, annonçait qu’elle souhaitait installer 17 caméras de vidéoprotection dans la commune. Les emplacements de celles-ci étaient même dévoilés ce jour-là : ronds-points d’entrée de ville, gare, lycée, skate park, places…
« On va lancer les appels d’offres. C’est un projet qu’on espère voir aboutir en fin d’année », précisaient alors la maire, Valérie Roudet, et son adjoint en charge de la sécurité, Jean-François Gleyzes. Pour autant, près de 10 mois plus tard, toujours pas la moindre caméra à l’horizon…
Victime des JO ?
Lors de ses vœux à la population, la maire de Villefranche-de-Lauragais n’a pas manqué d’aborder le sujet. Et d’expliquer pourquoi ce projet avait pris du retard. La raison est… financière ! « Nous avions fait une demande de subvention auprès du Fonds interministériel de prévention de la délinquance qui a été rejetée », annonçait Valérie Roudet.
L’élue expliquait qu’aucun crédit n’avait pu être mobilisé à cet effet en Haute-Garonne en raison de la priorité donnée pour l’année 2024 à l’équipement des sites accueillants les Jeux olympiques. « Mais nous allons faire une nouvelle demande pour 2025 en espérant bien cette fois avoir une réponse favorable », assurait-elle dans la foulée.
Des installations qui se révèlent très coûteuses
Comme la mairie de Villefranche-de-Lauragais, plusieurs collectivités se disent prêtes à équiper leurs rues et places de caméras de vidéoprotection afin de faire baisser la délinquance et aider les forces de l’ordre dans leurs enquêtes. Mais beaucoup jettent également l’éponge lorsqu’elles découvrent le montant d’un tel investissement. « J’ai l’exemple d’une commune qui était très intéressée et a fait un diagnostic pour installer de la vidéoprotection. Mais elle a ensuite fait machine arrière au regard du coût que ça représente. Pour une commune de 4 000 ou 5 000 habitants, c’est un investissement qui reste quand même très conséquent », fait remarquer un commandant de brigade de gendarmerie.
Un projet qui avoisine les 180 000 €
Quand ce projet est né en début de mandat, sous l’impulsion de l’ancienne équipe municipale dirigée par Bernard Barjou, l’enveloppe consacrée à cette opération avait été estimée entre 100 000 et 150 000 € pour un réseau de 14 caméras.
Si le dossier avait été repris par l’équipe de Valérie Roudet lorsqu’elle est arrivée à la tête de la commune, en novembre 2022, le dispositif prévu avait été légèrement revu et musclé, avec notamment l’ajout de trois caméras supplémentaires. Et c’est une somme de 180 000 € qui avait cette fois été inscrite en investissement au budget 2024 afin de pouvoir mener à bien ce projet.
Un montant que la mairie semble prête à investir, mais à condition, donc, de pouvoir être aidée financièrement. « Sinon, nous regarderons s’il est quand même possible de faire aboutir ce projet, mais peut-être en le menant en différentes phases », lâchait la maire de Villefranche-de-Lauragais lors de ses vœux.
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