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Pour avoir violé plusieurs fois sa petite sœur, cet habitant de Blain ira en prison

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Après avoir commis une agression sexuelle en 2009, alors qu’elle avait 9 ans et lui 19, un habitant de Blain (qui a désormais 34 ans) n’a pas hésité à violer à nouveau sa sœur dix ans plus tard, plusieurs jours de suite entre le 27 mai et le 5 juin 2019. Cette dernière avait alors fugué de son foyer et était accueillie chez lui. C’est pour cela que l’homme était jugé au tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, début 2025.

Viols sur sa petite sœur : « c’est très grave »

C’est peu dire que le détenu et sa sœur ont eu des enfances cabossées. Ils sont d’ailleurs tous les deux sous protection, de même que l’épouse du trentenaire.

Purgeant actuellement une peine de quatre ans de prison pour agression sexuelle sur mineur, il a été jugé par visioconférence.

Jusque-là, il ne reconnaissait pas les faits. Lors de son procès, il n’a cessé de répéter qu’il « n’aurait pas dû faire ça, c’est très grave ».

Se glissant dans la couette de sa sœur, le prévenu « avait changé de côté dans le lit », imposant des attouchements et des pénétrations digitales à la jeune fille. Sa femme ? « Elle prenait des médicaments et dormait profondément. » Il disait à la malheureuse de ne pas en parler, tout en lui envoyant des messages éloquents. La jeune fille en a parlé à sa maman.

« Une victime fracassée »

Une première expertise psychiatrique a dépeint un prévenu immature, d’une débilité mentale légère, sachant que son discernement n’étant ni aboli ni altéré, « la récidive n’est pas impossible ». La seconde met en exergue un manipulateur « qui pense au bénéfice qu’il peut tirer de ses actes, mais pas aux conséquences pour autrui ».

Me Aurélie Rolland a évoqué « une victime fracassée, polytraumatisée ». Pour elle, la cour d’assises ou la cour criminelle aurait été une étape insurmontable, c’est pourquoi elle avait demandé la correctionnalisation du dossier. Elle a décrit la honte, la peur, la sidération, la résignation qui ont hanté la victime et donné la raison de sa fugue. Ce qu’a confirmé la procureure.

« La détention a fonctionné »

Précisant qu’il a nié farouchement les faits, elle s’interroge sur sa reconnaissance de ce jour. « Sincérité ou opportunisme ? Cet homme qui veut sortir car » saturé de la prison « pense-t-il éviter une peine supplémentaire ? »

Me Matthieu Herla a évacué tout opportunisme et rappelé que les expertises datant de cinq ans, son client a évolué depuis. « La détention a fonctionné. Le long chemin de cet homme égocentrique, mal structuré, est commencé. Il est suivi psychologiquement et souhaite continuer. »

Libérable à la fin de l’été, il a déjà été condamné à quatre ans et « il vous demande de ne pas en rajouter, sachant qu’il a fait sept mois de détention provisoire dans cette affaire. Un long suivi socio-judiciaire peut l’aider. »

Le prévenu a beaucoup insisté lui aussi pour dire qu’il va changer. « Je veux retrouver mes deux filles qui sont placées, je ne veux plus de contact avec ma famille, sauf avec mon père, incarcéré à Ploemeur (Morbihan). »

Trois ans de prison

Le parquet avait requis cinq ans de prison, le tribunal en a prononcé trois ferme, auxquels s’ajoute un suivi socio-judiciaire de cinq ans. Le trentenaire a interdiction de tout contact avec sa sœur à qui il devra verser 4 000 € de dommages et intérêts.

Sur les trois condamnations inscrites au casier du Blinois, trois concernaient des infractions sexuelles.



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