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Politique. Qui pour succéder à David Margueritte à la présidence de l’Agglomération ?

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« Il y a le temps de la surprise, le temps de l’émotion, et peut être aussi celui d’une certaine irritation devant ces textes sur le non-cumul des mandats qui semblent aujourd’hui pour le moins trop restrictifs et trop contraignants », déclare Jacques Coquelin.

La veille, profitant de la conférence des maires, David Margueritte annonçait qu’il quittait la présidence de l’Agglomération du Cotentin en raison de son départ imminent vers le Sénat à la suite de la nomination de Philippe Bas au Conseil constitutionnel.

Comme beaucoup de mes collègues conseillers communautaires, je regrette cette situation, car David, dont je sais que son avenir un peu plus lointain le ramènera sans aucun doute sur notre territoire, était un excellent président, très investi, doté d’une puissance d’analyse hors du commun comme l’était aussi son prédécesseur Jean-Louis Valentin.

Jacques Coquelin, maire de Valognes et premier vice-président de l’Agglo

« Un choix à assumer »

« Je félicite David Margueritte pour son entrée au Sénat », commente à son tour Benoît Arrivé.

Contrairement à ce que j’ai entendu ici ou là, il n’était pas du tout en position inéligible sur la liste de Philippe Bas en 2023, et donc la probabilité qu’il devienne sénateur existait. Par ailleurs, en décidant de devenir sénateur tout en gardant un mandat de conseiller régional, plutôt qu’être simplement président de l’Agglomération du Cotentin, il a fait un choix que je n’ai pas à commenter, que je respecte, mais le minimum est que ce choix soit assumé !

Benoît Arrivé, deuxième vice-président et maire de Cherbourg-en-Cotentin

Une place vacante

Reste qu’aujourd’hui la situation est ce qu’elle est : le départ de David Margueritte laisse une place vacante à la tête de l’une des intercommunalités les plus riches de France. Hier, la plupart des élus interrogés insistaient sur la stabilité politique, géographique et sociologique, nécessaire à la bonne marche d’une collectivité encore jeune, née de la conviction de certains il y a quelques années qu’il fallait faire bouger le territoire au plan institutionnel.

Benoît Arrivé, alors jeune président de la CUC (Communauté urbaine de Cherbourg) en 2014, était de ceux-là. « Avec quelques maires, avec Jean-Louis Valentin et avec l’appui technique de fonctionnaires, nous nous sommes ainsi lancés dans la création de l’Agglomération, considérant que sans cela nous aurions vécu un déclassement territorial », se remémore-t-il.

« Grâce à cette création, nous avons avancé sur plusieurs questions (économie, mobilité, santé… ), même si tout n’est pas parfait et qu’il faut continuer. »

« J’écoute, je consulte, je ne m’interdis rien ! »

Pour autant, le maire de Cherbourg-en-Cotentin (Manche) fera-t-il partie des postulants à la succession de David Margueritte ? « Je suis dans une phase où j’écoute, je consulte, je ne m’interdis rien ! », répond-il, tout en appelant de tous ses vœux « un débat apaisé » s’il y avait plusieurs candidats en lice. « Je suis également très attaché au rôle des commissions de territoires pour donner la liste des personnes pouvant se présenter à l’exécutif », complète-t-il.

Du côté de Jacques Coquelin, la décision semble déjà prise. « Le Cotentin a cette immense chance d’avoir eu deux présidents très visionnaires et qui ont su réunir toutes les composantes de ce territoire au-delà de tout clivage partisan. Nous devons également préserver l’équilibre entre le monde rural et les pôles urbains », observe le maire de Valognes, qui aura quoi qu’il arrive à assurer l’intérim.

Je pense aujourd’hui pouvoir incarner cet équilibre avec l’ensemble de mes collègues du bureau communautaire et les pôles de proximité. Nous avons besoin des uns et des autres. L’avenir du Cotentin est lié au développement de sa ville-centre qu’est Cherbourg-en-Cotentin, comme de celui de chacune des communes rurales qui maillent notre territoire. Je crois vraiment à une gouvernance collective et déconcentrée, et je souhaite maintenir cette relation de confiance que David a su développer avec chacun des élus de notre territoire.

Jacques Coquelin, maire de Valognes et premier vice-président de l’Agglo

Plusieurs candidats ?

Il se susurre que d’autres candidatures que la sienne pourraient sortir du chapeau. D’autant que le premier vice-président de l’Agglomération du Cotentin ne ferait pas forcément l’unanimité. « Certains maires trouvent très précoce cette annonce de candidature alors que David Margueritte n’est même pas encore sénateur », note sous cape un membre du conseil d’agglomération.

« Il risque d’y avoir des surprises », prophétise un autre. Un autre nom est murmuré, celui de Christèle Castelein, 4e vice-présidente en charge des relations avec les territoires, du cadre de vie et de la ruralité, conseillère départementale et maire de Saint-Cyr.

D’ici à la fin du mois de mars, on devrait être fixés sur celui ou celle qui assurera la présidence jusqu’aux élections municipales de 2026.

Même si le débat arrive un peu plus tôt, peut-être est-ce l’occasion pour nous tous de travailler sur ce qui s’est passé en dix ans et de tracer des perspectives pour l’avenir.

Benoît Arrivé, deuxième vice-président et maire de Cherbourg-en-Cotentin



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