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Personnalité locale, il avait été tué dans un accident de la route en Vendée : du sursis requis

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Le 23 septembre 2023, l’émotion était forte sur la côte vendéenne des Sables-d’Olonne à Challans. Eric Brondy venait de perdre la vie au volant de son véhicule, percuté par le chauffeur d’une camionnette de livraison.

Habitant de Saint-Jean-de-Monts, il avait 59 ans. Il était connu et apprécié dans le monde sportif, notamment pour sa passion du triathlon. Il était le vice-président co-fondateur du Pays de Saint-Gilles Vendée Triathlon, président fondateur du Saint-Jean-de-Monts Vendée Triathlon Athlétisme, président du comité de Vendée de triathlon. Aux Olonnes il était membre de l’équipe de communication à la ville d’Olonne puis de celle de l’événementiel de l’agglomération.

Investi en politique

Il était aussi membre de l’ESM Challans Athlétisme. Il s’était aussi investi en politique sur le Nord Ouest du département, fondateur du groupe Union de la Droite du Centre et des indépendants Montois, avec un mandat au conseil communautaire de 2014 à 2020.

Ce 23 septembre 2023, peu avant 14 heures, il a perdu la vie sur la route au niveau du Perrier, percuté de plein fouet par le conducteur d’une camionnette de livraison qui avait quitté sa voie de circulation.

Endormissement fatal ?

Ce matin-là le conducteur de la camionnette, livreur, âgé de 41 ans doit prendre son service à 40 kilomètres de chez lui. Sa voiture est en panne, il décide de se rendre à l’entrepôt en vélo. Au bout de 30 kilomètres, « très fatigué » il appelle un collègue de travail pour venir le chercher. Selon la partie civile, « il ne mentionne pas dans son audition s’être reposé avant de se mettre au volant de son véhicule de livraison « . 

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Eric Brondy avait occupé une place importante dans le monde du triathlon. ©DR

Plus tard il prend son véhicule. Fatigué, sans doute. De là à s’endormir au volant, il le conteste. Malgré tout, peu avant l’accident, des témoins qui suivent la camionnette remarquent que celle-ci a effectué plusieurs écarts sur la voie de gauche de la chaussée. « Je ne m’en souviens pas « , déclare le prévenu.

C’est le choc violent. Un automobiliste, ancien pompier volontaire, moniteur de secourisme se précipite vers les deux conducteurs en attendant les secours. Eric Brondy décède sur le coup, le conducteur de la camionnette, gravement blessé sera dirigé par hélicoptère sur le CHU de Nantes. Visible à la barre, il garde des séquelles de l’accident. Depuis, il ne conduit plus.

Des convulsions ?

Un couple de témoins dira que l’homme semblait avoir des convulsions. « Pas sur une distance de 4 kilomètres avant le choc « , réfute la partie civile. L’ancien pompier dira ne pas avoir remarqué cet état de malaise chez le conducteur.

Pas « un délinquant sur la route »

Sur la personnalité du conducteur, ses proches, son employeur affirment  » qu’il est prudent « , que s’il n’a jamais eu d’accident, il a pourtant été à trois reprises verbalisé pour des excès de vitesse, mais pas de grande vitesse. « Nous ne sommes pas ici en présence d’un délinquant sur la route », admet la procureure de la République, Agnès Langagne.

Son avocat plaide la relaxe

Mais « quelques secondes d’inattention vont provoquer une tragique infraction involontaire. La fatigue minimisant la réactivité dans la conduite. Si convulsions il y a, c’est après le choc ». Six mois de sursis simple et six mois de suspension du permis de conduire sont requis.

La défense prend acte de la retenue de la thèse de l’endormissement mais demande au tribunal « de tenir compte de cette éventualité, constatée par les témoins ». Pour Me William Fumey qui plaide la relaxe, « il ne faut pas condamner sur une seule hypothèse, sur un doute ». Le délibéré sera rendu le jeudi 24 avril en début d’audience.



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