Enya Baroux signe avec On ira une première réalisation lumineuse et profondément touchante. La jeune réalisatrice s’essaie au long en réinventant la fin de vie de sa grand-mère. « C’est un hommage, la mienne est partie de façon un peu banale, j’ai choisi la magie du cinéma pour lui en réécrire une à son image. »
Le sujet de la mort, un sujet sensible qui est traité ici à l’image de la vie dans tout ce qu’elle a de plus intense : l’émotion. Marie (Hélène Vincent en délicate grand-mère) a choisi de choisir et décide de sa mort assistée en Suisse. Oui mais voilà, sa famille, elle, ne le sait pas ! Prétextant la récupération d’un héritage, elle embarque Bruno, son fils irresponsable, Anna, sa petite-fille un peu trop mature, et son auxiliaire de vie, pris au piège de sa confidence dans un road trip en camping-car jusqu’à Zurich.
Du rire aux larmes
D’aventures en événements, le quatuor légèrement dysfonctionnel va devoir se plier à l’exercice de l’écoute, de la responsabilité et de la compréhension de l’autre.
Du rire aux larmes, Enya Baroux saisit son spectateur avec un parfait sens du rythme. Elle qui rend toute sa tendresse à la maladresse et interroge sur la fin de vie en bouleversant le cœur. À voir !
Anaïs Briec
Vu pour vous au multiplexe Ciné Liberté, 10 avenue Clemenceau à Brest.
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