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nouvelle instruction, frais d’avocats, l’affaire avance

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Nouvelle instruction, frais d’avocats… il y a (un tout petit peu) du nouveau dans l’affaire de la sextape qui éclabousse la ville de Saint-Etienne depuis 2022.

L’ancien 1ᵉʳ adjoint de Saint-Etienne, Gilles Artigues, victime d’un chantage à la vidéo intime, a obtenu lundi 27 janvier 2025 au soir la prise en charge de ses frais d’avocats par la collectivité, dont le maire Gaël Perdriau est mis en examen dans ce scandale.

La « protection fonctionnelle » de la ville

Le centriste Gilles Artigues, qui reste troisième adjoint même s’il ne siège plus dans les instances municipales, a demandé par écrit la « protection fonctionnelle » de la ville lors d’un conseil municipal qui s’est déroulé en son absence.

Gaël Perdriau (ex LR) avait auparavant quitté la réunion, en indiquant avoir donné pouvoir dans ce dossier à son actuel Premier adjoint Jean-Pierre Berger.

Ce dernier a rappelé qu’en application de la loi du 21 mars 2024 renforçant la sécurité et la protection des maires et des élus locaux, cette demande était « accordée de droit » à Gilles Artigues qui s’est constitué partie civile.

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« Cette affaire nauséabonde coûte très cher aux Stéphanois »

« Cette affaire nauséabonde coûte très cher aux Stéphanois, financièrement, moralement ou économiquement », a commenté Nicole Peycelon (LR), qui préside un groupe d’élus passé dans l’opposition à la suite de l’affaire de la sextape.

Elle « a jeté la honte sur notre ville et ses habitants […] on en a marre », a ajouté Olivier Longeon, chef de files des écologistes.

Jean-Pierre Berger leur a reproché de « faire fi de la présomption d’innocence », tout en se disant « surpris » par la demande de Gilles Artigues qui, selon lui, continue de percevoir des indemnités sans assister aux conseils ni aux réunions.

Dans le cadre de l’affaire révélée par Mediapart fin août 2022, Gaël Perdriau est notamment mis en examen pour « chantage » et « participation à une association de malfaiteurs ». Exclu du parti Les Républicains et vilipendé par ses opposants, l’édile a toujours clamé son innocence et dit qu’il ne démissionnerait pas de la mairie.

Une nouvelle demande d’acte d’instruction

Sept autres personnes sont mises en examen dans le cadre du chantage exercé à partir d’une vidéo où l’on voit Gilles Artigues se faire masser par un escort-boy, tournée dans une chambre d’hôtel parisien en janvier 2015.

Le juge d’instruction lyonnais en charge du dossier avait rendu en octobre un avis de fin d’information. Mais une nouvelle demande d’acte a eu lieu récemment, repoussant de plusieurs mois la fin de l’instruction, selon plusieurs sources judiciaires.

AFP



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