Nordahl Lelandais a été condamné par la cour d’appel de Reims, mercredi 26 mars, à un an de prison ferme en appel pour l’agression sexuelle en 2017 d’une petite-cousine, âgée de 14 ans au moment des faits.
Une peine qui suit les réquisitions de l’avocat général et confirme « dans toutes ses dispositions » le jugement de première instance datant de début 2024, a indiqué la cour d’appel de Reims à l’AFP.
Un casier judiciaire déjà chargé
L’ancien militaire de 42 ans – qui a adopté le nom de jeune fille de sa mère, Périnet -, purge depuis 2022 une peine de réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une mesure de sûreté de 22 ans, pour l’enlèvement et le meurtre de la petite Maëlys en Isère, en août 2017.
En 2021, il a aussi été condamné à 20 ans de prison pour le meurtre du caporal Arthur Noyer, qu’il avait pris en stop en avril 2017.
Pour l’audience à la cour d’appel de Reims, Nordahl Lelandais a été extrait de la prison d’Ensisheim (Haut-Rhin) escorté jusqu’au palais de justice, vêtu d’une veste noire et d’une chemise claire, les cheveux courts.
Seul procès en appel pour Nordahl Lelandais
S’il a déjà été jugé pour des agressions sexuelles en 2017 sur deux autres petites-cousines de quatre et six ans, cette affaire portait sur une autre agression sexuelle, commise en mars 2017 dans les Ardennes. C’est aussi le seul procès dans lequel Nordahl Lelandais a fait appel.
La victime n’était pas présente à l’audience. Son absence est « une protection pour elle », car elle sait que Nordahl Périnet remet en cause ses accusations et l’audience en première instance à Charleville-Mézières, à laquelle elle avait assisté, avait été « très lourde et très pénible » pour elle, a souligné à l’AFP son avocat, Me Arnault Monnier.
Une « satisfaction » pour la victime
À la sortie de l’audience, Me Monnier a exprimé la « satisfaction » de la victime et de sa mère de « pouvoir tourner la page, en tout cas la page judiciaire, après une procédure longue et difficile », et d’être reconnues par la justice « dans la véracité de leur parole« .
« C’est évidemment regrettable » que le prévenu n’ait jamais reconnu sa culpabilité dans cette affaire. Il n’a émis « aucune autocritique, aucun remord, aucune excuse » lors du procès, a rappelé l’avocat. « Il a donné l’image à la cour qu’il ne souhaitait pas vraiment être là. Il est sur des dénégations strictes […]. Il reste toujours sur cette idée de vengeance familiale », des éléments qui n’ont pourtant « aucune réalité ».
Avec AFP
Source link