Il n’a peut-être pas (encore) officiellement fait acte de candidature pour la mairie de Grenoble, mais cela y ressemble tout de même fortement.
Alain Carignon (Les Républicains), ancien maire de la capitale des Alpes de 1983 à 1995 et ancien ministre, avance ses pions pour les municipales. L’homme politique, président du groupe d’opposition grenoblois Société civile (divers droite et centre), et son équipe ont publié une « lettre aux Grenoblois ».
Le bilan d’Éric Piolle dénoncé
Cette lettre, Alain Carignon estime que la Ville fait face à une « crise financière, sécuritaire, écologique et sociale ». Un résultat, selon lui, en partie dû à l’action d’Éric Piolle et de son équipe.
L’élu décrit ainsi une « dérive autoritaire de la gestion municipale » et un « climat délétère » au sein de la majorité actuelle, qui « ne lui permet plus de travailler sereinement à l’avenir de Grenoble ». « Aucune de nos propositions, aucun de nos nombreux amendements n’ont jamais été retenus par la majorité municipale, quel que soit le sujet », assure le président du groupe d’opposition.
Mais peu de solutions concrètes sont évoquées dans la lettre pour répondre aux problématiques soulevées. « Nous dévoilerons en temps voulu des propositions détaillées pour sortir de ces crises. » L’élu invite toutefois les habitants à venir échanger pour « tourner la page du sectarisme, pour construire ensemble une ville plus apaisée ».
Une candidature qui ne dit pas son nom
Sans écrire noir sur blanc faire acte de candidature pour les municipales 2026, Alain Carignon se pose tout de même en homme « d’expérience » et « passionnément attaché à Grenoble ».
Je considère qu’il est de mon devoir de vous en informer et de proposer une alternative pragmatique et ambitieuse.
Ses soutiens, eux, sont prêts à venir l’appuyer dans une (très) probable campagne, au regard des commentaires postés sous une vidéo concernant la lettre aux habitants, publiée sur les réseaux sociaux d’Alain Carignon…
Déjà candidat en 2020
Pour rappel, Alain Carignon est membre au conseil municipal depuis 2019. En 2020, il a présenté sa candidature à la mairie de Grenoble, où sa liste est arrivée deuxième en récoltant 23,44% des voix au second tour. Celle d’Éric Piolle a reçu 53,13% des suffrages.
Une élection qui a marqué son retour sur le devant de la scène politique grenobloise. L’homme politique avait été condamné en 1996 à 5 ans de prison, 5 ans d’inéligibilité et 400 000 francs d’amende pour corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoins, dans une affaire de financement de journaux pendant les municipales de 1989.
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