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Municipales 2026. À Toulouse, les Écologistes de Régis Godec se voient tête de liste d’une union de la gauche

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Un vent favorable soufflerait-il sur les Écologistes pour les Municipales de 2026 à Toulouse ? Alors que Carole Delga, la présidente de Région, a mis fin à toute spéculation sur une possible candidature pour prendre les rênes du Capitole, les Verts de la Ville rose voient, quant à eux, une porte ouverte pour se hisser en haut de l’affiche.

« La proposition que je sois tête de liste », dit Régis Godec

Lors d’une conférence de presse, donnée ce vendredi 14 février 2025, le chef de file désigné du parti vert, Régis Godec, a annoncé qu’en cas de création de liste commune de la gauche, « on peut formuler la proposition que je sois tête de liste ».

Faut-il comprendre qu’une éventuelle coalition se trouve encore dans les cartons de la gauche toulousaine ? 

Une union de la gauche pour les Municipales espérée

D’après le co-secrétaire du parti en Midi-Pyrénées, l’annonce récente de Carole Delga « facilite les discussions entre les composantes du Nouveau Front Populaire (NFP) ». Avant d’expliquer : 

On connaît les positions de Carole Delga à l’égard du NFP et sur un certain nombre de projets. Elle n’aurait pas pu être la candidate de l’alliance NFP et écologiste. On le sait. Donc le fait qu’elle vienne plutôt en soutien des dynamiques, ça ouvre de nouveaux horizons avec plus de composantes comme Archipel Citoyen.

Régis Godec
Chef de file des Écologistes pour les Municipales 2026 à Toulouse

Les Écologistes (ex-EELV) imaginent, dès lors, une liste réunissant La France Insoumise (LFI), « qui compte à Toulouse et est considérée comme représentative par des gens qui sont attachés à elle en termes de radicalité », le Parti Socialiste (PS) qui « représente un certain nombre d’acteurs », Archipel Citoyen pour « sa manière de relationnelle et politique », et les Écologistes comme « la donnée centrale sur une problématique urgente qui est l’écologie ».

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Et pourquoi pas, ambition affichée, symboliser le trait d’union entre ces différences politiques, gage son chef de file. 

« Je peux être la tête de liste d’une unité commune », dit Régis Godec

La suggestion serait le fruit de déductions, a justifié Régis Godec. « Quand on voit les interpellations par voie de presse qui se font notamment entre le PS et LFI, on a l’impression qu’un compromis politique pourrait se dessiner pour que les Écologistes conduisent la liste de gauche aux Municipales à Toulouse. »

Plus concrètement, ce militant vert illustre : « Pour certains cadres du PS, ça ne peut pas être la France Insoumise, en l’occurrence François Piquemal, et du côté de LFI, il n’est pas possible d’avoir un socialiste en tête de liste… ».

On est la force centrale et sur une ville comme Toulouse, on a un poids politique suffisant pour assumer sa fonction. Et on a, par ailleurs, la crédibilité d’avoir travaillé avec l’ensemble de ces acteurs au quotidien et dans l’exécutif en 2008 [Régis Godec était adjoint aux écoquartiers et à l’habitat participatif, alors qu’Antoine Maurice était conseiller municipal délégué à l’éducation à l’environnement, NDLR], ce qui nous laisse penser qu’on répond au cahier des charges qui se dessine d’animer un collectif politique pluraliste.

Régis Godec
chef de file des Ecologistes à Toulouse

S’il se garde toutefois d’imposer cette position de leader, Régis Godec observe : « On a la possibilité de jouer un rôle d’animation et je peux être la tête de liste d’une unité commune » dans la campagne des Municipales 2026 qui ne saurait tarder à démarrer.

Reproduire les Législatives , maispas les Municipales

Pour cette course au Capitole, les Écologistes espèrent reproduire un schéma qui a bien fonctionné cet été, lors des élections législatives. « Cette dynamique a permis en juillet dernier de faire rempart au Rassemblement national ! Donc il faut toujours être défenseur de l’unité au premier tour si c’est possible et sinon, préservons l’avenir pour que ce soit possible au second tour. »

Car Régis Godec et Antoine Maurice gardent le goût amer de la défaite de 2020. « C’est cette difficulté de dialogue à gauche qui a clairement pesé dans le second tour », assure le chef de file. Lors des dernières élections municipales, Antoine Maurice, soutenu par Europe Écologie les Verts, La France Insoumise, le Parti communiste et le Parti socialiste — mais sans Nadia Pellefigue qui avait pris ses distances —, avait obtenu 48,01% des voix contre 51,98% pour Jean-Luc Moudenc, alors qu’il était largement en tête au premier tour. 

Si on veut gagner, on ne peut pas se taper dessus pendant la campagne ou rendre les conditions d’un accord au second tour difficile. C’est ce qui fait la victoire de Jean-Luc Moudenc à la fin, on le sait. L’histoire l’a montrée.

Antoine Maurice
Président du groupe écologiste à la Mairie et ex-tête de liste d’Archipel Citoyen

Les premières propositions d’un programme

Objectif affiché ? « Se donner les moyens, dès le premier tour si possible », pour atteindre les 50 % et « mettre fin à la politique Moudenc », clament les Écologistes.

Le parti des Ecologistes représenté ici par Antoine Maurice, Hélène Cabanes, Christine Arrighi (député) et Régis Godec, s’imagine tête d’une liste commune de la gauche, avec le Parti Socialiste, la France Insoumise et Archipel Citoyen. (©Maréva Laville / Actu Toulouse)

Dans un programme déjà dessiné, ils proposent une régie publique pour la gestion de l’eau, avec l’application d’une tarification progressive où « les premiers mètres cubes seraient gratuits pour les besoins nécessaires, à savoir boire et manger », où les tarifs seraient ensuite modérés pour un volume normal de consommation, puis élevés en cas de surconsommation impliquant le remplissage de piscines ou le lavage des voitures, présente l’élue Hélène Cabanes.

Ils aimeraient également soutenir une Sécurité sociale de l’alimentation, une caisse locale tenue par des citoyens pour acheter les produits de leur choix. Mais aussi déployer l’Ordonnance verte, le dispositif né à Strasbourg consistant à offrir après chaque naissance des paniers d’alimentation pendant sept mois aux familles « pour prendre conscience du lien entre santé et aliments ». 

Un petit tour d’horizon en attendant la suite…



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