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Municipales 2026 à Marseille. Une réforme pour changer la façon d’élire le maire, les avis s’opposent

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Les prochaines élections municipales à Marseille auront-elles droit à un nouveau mode de scrutin ? À un an de l’échéance de mars 2026, la volonté du gouvernement de réformer la loi dite PLM, pour Paris, Lyon et Marseille, interroge.

Elle divise même, nombre d’élus soupçonnant un calcul électoraliste, tandis que des experts en droit y voient une avancée démocratique.

Dans la cité phocéenne, les avis sont très tranchés.

Élection au suffrage universel direct

Serpent de mer, la réforme de la loi PLM, appelée de leurs vœux par Emmanuel Macron et désormais François Bayrou, est de nouveau sur la table. Le texte, qui date de 1982, stipule que les élections municipales à Paris, Lyon et Marseille se déroulent par arrondissements ou par secteurs, et non à l’échelle de la ville.

Avec le jeu de la prime majoritaire de 50 % accordée aux listes arrivées en tête dans les arrondissements, ce système peut conduire à ce que le maire d’une ville soit élu avec moins de voix que son adversaire. La réforme propose d’élire les membres du conseil des trois métropoles au suffrage universel direct, comme c’est le cas dans les autres villes.

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Une « mesure démocratique de bon sens » puisqu’« un citoyen égale une voix », défendent les auteurs de la proposition de loi, favorables à une prime majoritaire de 25 % pour la liste arrivée en tête.

Muselier s’oppose à Payan

À Marseille, les avis divergent.

« Il n’y a pas de raison de ne pas s’inscrire dans le droit commun […] Cela va dans le sens de l’équité, de la simplification et du droit commun », a déclaré le maire DVG Benoît Payan.

« Cette réforme n’est ni prête techniquement, ni urgente pour le pays, ni consensuelle sur le plan politique, et elle n’est pas adaptée au calendrier parlementaire ! », a au contraire taclé Renaud Muselier (Renaissance), président de la région Paca.

Supprimer l’effet ‘swing states’

Plusieurs universitaires comparent les effets de la loi PLM à ceux du mode de scrutin en vigueur aux États-Unis, avec les « swing states », ces États pivots décisifs. « Une réforme serait plus juste en supprimant l’effet ‘swing states’. Si votre voix est la énième voix de gauche dans [tel arrondissement], ou la énième voix de droite dans [un autre], elle ne sert à rien », commente Benjamin Morel, maître de conférences en droit public à Panthéon-Assas.

Un texte déposé en octobre par quatre députés Renaissance servira « de support à l’évolution de ce mode de scrutin » pour une discussion « au mois de mars au plus tard », a confirmé mercredi la porte-parole du gouvernement Sophie Primas.

Avec AFP



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