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merci Richard et bravo l’artiste !

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La Petite humeur de la semaine pose un autre regard sur un élément d’actualité, un fait de société, une personnalité marquante… Avec mordant, ironie, sympathie, tendresse ou humour, en évitant tant que possible la méchanceté gratuite, l’idée est de vous amuser et, à l’occasion, apporter une réflexion avec une pointe d’irrévérence et de malice sans se prendre au sérieux.

La Petite humeur de la semaine : merci Richard et bravo l’artiste !

Tandis qu’en France le débat sur les retraites semble éternel, il est toujours curieux quand survient celle d’un sportif généralement encore bien loin de la soixantaine. À l’instar de Richard Gasquet qui, à 38 ans, tirera sa révérence après Roland-Garros. L’occasion nous est justement donnée cette semaine de voir jouer une dernière fois le Biterrois à Montpellier à l’Open d’Occitanie. On entend bien les médisants dire que s’il dépasse un tour ce sera déjà bien. Lui-même en a conscience et doit être le premier à regretter que ses grandes heures soient derrière lui. Comme tout sportif, il a vu le poids des années peser sur son corps, son niveau décroître progressivement, les jeunes finir par prendre le dessus, les tournois s’arrêter de plus en plus tôt, les voyages peser sur la motivation… et, le pire, le plaisir décliner.

Et du plaisir, il faut savoir en prendre dans un sport, qui n’est certes pas le plus éprouvant ou pénible à pratiquer, mais où l’on perd plus souvent que l’on ne gagne. C’est d’ailleurs ce que retient le grand public et qui a sans doute fait tant de mal au tennis français. Sans négliger Mary Pierce, Amélie Mauresmo et Marion Bartoli, c’est comme si depuis 1983 toute une nation, focalisée sur les Grands Chelems, attendant le successeur de Yannick Noah, avait négligé ceux qui se présentaient à elle. Les Cédric Pioline, Arnaud Boetsch, Sébastien Grosjean, Nicolas Escudé, Arnaud Clément, Paul-Henri Mathieu, Fabrice Santoro ou encore les Mousquetaires Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon, Gaël Monfils et bien évidemment Richard Gasquet. Des joueurs, peut-être pas extraordinaires, mais suffisamment fantastiques pour leur permettre d’avoir figuré longtemps durant leur carrière parmi les cent meilleurs joueurs mondiaux. Pas mal pour un sport individuel pratiqué à travers la planète…

Alors oui, Richard Gasquet n’a pas remporté de Grand Chelem et l’on a sans doute placé trop d’espoir en lui. Il n’aura pas été facile de s’épanouir avec une médiatisation pesante illustrée par la une de Tennis Magazine à 9 ans, de s’émanciper du lourd surnom imposé de Petit Mozart du tennis français et de souffrir de la comparaison, jusqu’à leurs annonces respectives de retraite survenues à quelques minutes d’intervalles, avec son rival sportif Rafaël Nadal. Sans parler des grands carnassiers qui ont sévi sur le circuit dans la même période ne laissant que des miettes aux autres… Et s’il n’est pas le plus fantasque des joueurs, Richard Gasquet laissera une trace indéniable. Encore actuellement détenteur du record du plus jeune joueur à avoir remporté un match de Master 1000 à 15 ans et 10 mois, Français ayant disputé le plus de matches sur le circuit ATP avec plus de 1 000 rencontres, 20 fois classé dans le top 100 à l’issue de la saison et quatre fois dans le top 10, il a participé à 33 finales, remporté 16 titres et disputé trois demi-finales de Grand Chelem. Sans oublier avec l’équipe de France une coupe Davis, une coupe Hopman et une médaille de bronze avec Julien Benneteau aux JO de Londres. Mais au-delà d’un palmarès, Richard Gasquet restera dans les mémoires comme ces sportifs associés à un geste. En pensant au Biterrois, tout amateur de tennis ne peut avoir en tête que son formidable revers à une main, une véritable claque foudroyante, l’un des plus beaux de l’histoire du tennis. La vraie griffe d’un artiste…



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