Ce vendredi 21 mars, un avocat pénaliste a été agressé au cutter alors qu’il sortait du bureau de son cabinet à Marseille, apprend actu Marseille, confirmant une information de La Provence.
Un suspect a été placé en garde à vue ce week-end, avant d’être relâché. Voici ce que l’on sait.
Une violente agression
Ce vendredi, vers 18h, un individu masqué, casqué et visiblement furieux a fait irruption dans le cabinet d’un avocat pénaliste, situé à proximité du tribunal de Marseille.
Alors que l’avocat raccompagnait son client à la porte, l’assaillant l’a violemment attaqué au visage. Il l’aurait d’abord roué de coups avant de le balafrer au visage avec un cutter, laissant une plaie d’environ 5 cm sur sa joue.
Il a ensuite pris la fuite à bord d’un scooter volé, retrouvé quelques minutes plus tard par la police, abandonné rue Paradis. Il est depuis lors introuvable.
Un suspect interpellé
Un autre suspect a été interpellé ce samedi par la division de la criminalité territoriale (DCT). Il a été placé en garde à vue puis relâché. Selon Eric Henry, délégué national d’Alliance Police, c’est le profil de l’avocat qui mériterait d’être fouillé dans le cadre de l’enquête.
Selon les informations recueillies par France 3 Provence-Alpes, , quelques jours avant, la victime était en effet condamnée, par la Cour d’appel d’Aix-en-Provence, à une peine d’un an de prison avec sursis et 10.000 euros d’amende et trois ans ferme d’interdiction d’exercice professionnel pour « violation du secret professionnel » et « recel du produit de la cession de stupéfiant ».
Une profession parfois risquée
Dans un communiqué, le barreau de Marseille a fermement condamné cette agression, rappelant « [qu’] en ces temps où l’avocat est régulièrement désigné à la vindicte publique qu’il est un acteur indispensable au fonctionnement de la justice ».
Indispensable, malgré des risques intimement liés à la profession d’avocat pénaliste. Comme le rappelle Me Mariama Milou, avocate pénaliste au barreau de Marseille :
C’est un métier où on défend plein de gens normaux, mais aussi quelques personnes dangereuses ou psychiatriquement atteintes. Dans ce lot, il y a beaucoup d’insatisfaits des décisions de justice et, malheureusement, certains règlent ça par la violence. Ça fait peur ! La difficulté, c’est qu’on reçoit souvent les familles ou les proches de nos clients, donc on ne connaît pas nos véritables interlocuteurs. On peut se retrouver, sans savoir, face à des gens qui ont de mauvaises intentions.
Des risques qui nécessitent davantage « le soutien de l’État, plus que sa méfiance », ajoute l’avocate.
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