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Managia, une chaire de recherche dédiée à l’intelligence artificielle créée à Brest

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Le groupe Polaria, l’Isen ouest et l’école de Design Strate, rejoints depuis par la CCI Finistère, ainsi que les groupes Asten et Even, ont lancé de façon partenariale la chaire Managia en février 2024, à Brest.

« Une chaire d’enseignement et de recherche dédiée aux rapports entre l’intelligence artificielle, conversationnelle et générative, et les organisations comme les entreprises, les espaces de travail », détaille Mikaël Cabon, responsable du département sciences humaines de l’école d’ingénieurs Isen ouest. Une chaire sous-titrée L’intelligence artificielle au service du management.

Améliorer le travail humain

Et Mikaël Cabon d’expliquer :

Notre hypothèse est que l’IA va changer le monde, qu’elle doit être au service de l’être humain, et pas l’inverse. C’est notre postulat de départ.

Il ajoute que le but est d’améliorer le travail humain. « Les questions auxquelles nous voulons répondre sont donc : quelles sont les compétences nécessaires, celles dont les gens ont besoin, celles qu’ils ont déjà et celles qu’il leur faut acquérir. »

La chaire a vu le jour pour accompagner les structures à intégrer l’IA dans leurs recherches. « Par où veulent-elles aller, avec qui, jusqu’où ? Et quels sont les freins ? » Mikaël Cabon l’assure : « Les peurs, qui ne sont pas toujours rationnelles, préexistent, depuis longtemps. Dès que des changements interviennent. »

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Il reconnaît qu’avec l’IA, des tâches vont changer, d’autres vont disparaître, comme lors de chaque innovation. « Avec l’arrivée de l’électricité, il n’y avait plus besoin de personne pour allumer les lampadaires à la torche. Est-ce que c’est regrettable ? »

Comment on s’y adapte ?

La question qu’il faut se poser : « Comment on s’y adapte de la manière la plus intelligente possible. Ça s’appelle le progrès mais, j’insiste, il ne doit pas être que technique, il doit prendre en compte l’humain. »

Et Mikaël Cabon de prendre l’exemple d’un cabinet d’experts-comptables. « Des salariés saisissent de nombreuses données. Avec l’IA, ils pourraient être déchargés de cela et réaliser d’autres tâches, plus valorisantes. L’enjeu est bien là : comment on prépare nos sociétés, nos entreprises, à s’adapter. »

« Cela passe par l’éducation »

L’accélération du développement de l’IA engendre une démocratisation des technologies, de plus en plus accessibles à tout le monde. Et il est nécessaire de se préparer. « On touche là à la réflexion. Nous avons besoin de capacité critique, de synthèse. L’être humain doit mettre en œuvre les choses et non pas les accepter comme le présente l’ordinateur parce que la machine, si elle est plus puissante, elle n’est pas plus intelligente. L’émotion, la créativité sont essentielles. »

Le 100 % IA, comme l’ont confirmé de nombreux interlocuteurs, n’est pas pour demain, l’Homme aura toujours un rôle primordial à faire valoir. « L’IA, c’est un nouvel outil dont il faut s’interdire certains aspects. L’Europe doit asseoir sa souveraineté en la matière. Nous avons besoin de bases, de vérités, une capacité à douter, donc une bonne culture générale pour comprendre les enjeux du monde, ce qui est fondamental et ce qui l’est moins. L’IA doit être au service du bien, donc pour cela, il faut savoir ce qui est mal, ce qui va être mal. Plus tu connais l’IA, moins tu en as peur. Cela passe par l’éducation. »



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