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L’unique centrale a béton de l’île de Noirmoutier menacée par la justice

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La préfecture de la Vendée a demandé au tribunal administratif de Nantes la censure du permis de construire que le maire de La Guérinière (Vendée) Pierrick Adrien avait délivré en 2023 pour implanter une « centrale à béton mobile ».  

Cet équipement mesure en fait près de 9,50 mètres de haut et dispose d’une contenance de 32 mètres cube. Il a fait l’objet d’un permis de construire « modificatif » en juin 2023 suite à son « défaut de déclaration » par l’entreprise de L’Epine auprès de l’inspection des Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE).

Un risque d’inondation

Le préfet Gérard Gavory justifie son recours par le fait que toute « construction nouvelle » est interdite dans ce secteur de La Guérinière, ce qu’a confirmé le rapporteur public : « en dépit de son caractère temporaire » cette centrale est « exposée à un risque, bien que limité, d’inondation ».

Elle fait donc courir « un risque de pollution des eaux » par un « déversement des adjuvants » en cas de « basculement » de la centrale à béton. Celle-ci est par ailleurs située « à 300 mètres des habitations les plus proches », a fait valoir le rapporteur public.

Une centrale unique sur l’île

La commune de La Guérinière, elle, conteste « l’application stricte » de la loi qui est faite dans ce dossier par la préfecture de la Vendée et par le rapporteur public : il s’agit de « l’unique centrale à béton de l’île de Noirmoutier« . « Sans elle l’entreprise est obligée d’aller s’approvisionner à Challans, ce qui génère de nombreux allers et retours », a expliqué son avocate.

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Elle a donc appelé les juges à tenir compte de la « situation un peu unique » de ce « projet particulier » qui « n’a pas pu être anticipé »  lors de la rédaction des dernières règles d’urbanisme de la commune de La Guérinière. L’avocate a aussi assuré que les risques d’inondation étaient « faibles » et que le « risque de basculement »  de la centrale « quasi-inexistant ».

« Aucun risque pour l’environnement »

« Il s’agit d’une entreprise qui est sur l’île de Noirmoutier depuis une trentaine d’années », a complété l’avocate de Mathé Construction. « Elle est contrainte de faire 35 km pour se rendre à Challans ».

Cette centrale à béton mobile – qui au passage « génère de l’activité » et « créé de l’emploi » – permet donc de « limiter les frais » de la société et de « limiter l’empreinte carbone ».

« Pas nécessairement affectée par la montée des eaux » provoquée par le réchauffement climatique, elle « ne présente aucun risque pour l’environnement ».

L’avocate de l’entreprise de travaux publics de L’Epine a néanmoins demandé au tribunal de prononcer un « sursis à statuer », s’il venait à ne pas la suivre, pour permettre au moins à la société de « régulariser l’autorisation d’urbanisme » qui lui a été délivrée par le maire de La Guérinière. « On ne voit pas très bien comment on pourrait régulariser », lui a toutefois répondu la présidente du tribunal. Le tribunal administratif de Nantes, qui a mis son jugement en délibéré, rendra sa décision dans un mois environ.

/GF (PressPepper)



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