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Lille. L’étudiant accusé d’agressions sexuelles a été condamné dans un cas, relaxé dans deux autres

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La décision de justice est tombée, pour l’ancien étudiant d’une école de commerce à Lille (il est, depuis, parti poursuivre son cursus à l’étranger), accusé d’agressions sexuelles par trois de ses camarades. Ce mercredi 12 février, le tribunal l’a relaxé dans deux cas, jugeant que « le doute raisonnable doit profiter au prévenu », et condamné dans le dernier cas. Martin*, comme nous l’avions appelé au terme de son procès le 15 janvier dernier, a ainsi été reconnu coupable d’avoir agressé l’une des trois jeunes femmes, Jeanne*, à l’occasion d’un voyage scolaire dans une station de ski, début janvier 2024. Plusieurs circonstances entourant les faits qu’elle a décrits ont été suffisantes pour reconnaître la culpabilité du prévenu de 20 ans. Détails.

Une jeune femme reconnue victime, en raison notamment des récits de six témoins

Ce sont les récits de six témoins présents dans cette résidence des Alpes, attestant tous de l’état « très perturbé » de Jeanne dans le couloir, qui ont fait pencher la balance. Pour ces faits, l’étudiant de 20 ans a été condamné à de la prison avec sursis.

Pour les autres faits, « sans témoins, sans images », il a été déterminé qu’ils n’étaient pas caractérisés. Pour rappel, une jeune femme accusait l’étudiant en commerce de l’avoir prise pour cible dans une chambre en Floride, aussi dans le cadre d’un voyage scolaire, en août 2023. Une autre étudiante avait décrit un contexte similaire, dans un appartement lillois cette fois, en décembre 2023. Pour ces deux accusations, Martin a été relaxé.

Pour les derniers faits rapportés par Jeanne, début 2024, il a toutefois été condamné à 3 ans de prison avec sursis, à l’interdiction d’entrer en contact avec la victime et à lui verser 6 000 € au titre du préjudice moral. Le jeune homme sera également inscrit au Fijais, le fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles.

L’état d’alcoolisation du prévenu ce soir-là, la dénonciation immédiate des faits par la victime, et la constatation de son « état de choc » par six témoins ont été déterminants dans le rendu de décision, a expliqué le tribunal. Jeanne avait rapporté des attouchements sexuels dans une chambre de la résidence, malgré ses refus répétés, au terme d’une soirée festive. Parvenant à faire sortir son agresseur dans le couloir, elle a été vue à ce moment-là s’effondrant en larmes, notamment par un veilleur de nuit.

*Les prénoms ont été changés



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