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Ligue 2. Pour que le public pousse, Pierre Szonn donne tout sur les matchs de l’USBD Alençon

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Sa voix accompagne les récentes prouesses de l’USBD Alençon. Pierre Szonn, 27 ans et habitant de Caen, est le speaker de l’équipe féminine professionnelle de basket-ball, en Ligue 2, depuis la saison dernière.

Sur tous les terrains

Le Calvadosien, commercial dans la vie de tous les jours, anime des événements sportifs depuis 2021. Une activité secondaire démarrée un peu par hasard. « À l’époque, je travaillais au club de football de la Maladrerie (à Caen, ndlr) et il leur fallait un speaker. J’ai accepté de prendre le rôle. » Le CBC et Douvres au basket, les Vikings et Colombelles au hand… Plusieurs clubs de l’agglomération caennaise, mais aussi de l’extérieur comme le Nantes Basket Hermine (Pro B), ont depuis fait appel à ses services.

Aujourd’hui, il est le speaker officiel de l’USBDA ainsi que du Caen TTC (Pro B), en tennis de table. « L’idée est d’avoir des clubs résidents qui me font confiance à l’année, comme ces deux-là, et d’être disponible pour d’autres en cas de besoin », présente-t-il, heureux de son équilibre professionnel. « Je n’ai pas vocation à en faire mon métier. »

« Les bons moments comme les mauvais »

À Louvrier, et désormais à Anova, sa mission est claire : animer la rencontre et faire en sorte que le public « pousse au maximum » derrière les joueuses. Ça passe par des commentaires, de la musique, des jeux… « Il faut faire monter l’ambiance et être force de propositions », résume-t-il.

J’essaie de tout donner. Quand l’équipe tourne bien, c’est très facile. Moins quand elle est menée. Mais, quand ça devient plus compliqué, c’est là que les joueuses en ont le plus besoin. Mon rôle est d’aller chercher le public, dans les bons comme dans les mauvais moments.

Pierre Szonn
Vidéos :

Mais, à Alençon, ce défi est facilité par la ferveur locale, connue et reconnue. « J’ai fait pas mal de clubs, dont certains à un niveau supérieur, mais je ne suis jamais senti aussi bien qu’à Alençon. Je n’ai jamais eu autant de réponses à mes demandes. » Il s’appuie sur la mascotte et, surtout, le kop. « Il a un rôle moteur. Sans lui, il y aurait moins d’ambiance. »

Si Pierre Szonn doit encourager les spectateurs à donner de la voix et taper dans les mains, il n’abandonne jamais un principe de base : rester le plus neutre possible. « Faire en sorte de bien accueillir l’adversaire et respecter le corps arbitral. Si le public manifeste son mécontentement sur une décision, je ne vais pas appuyer dessus », indique celui qui s’est nourri des conseils de Pierre Salzmann-Crochet, speaker caennais, devenu une référence en France.

Des possibilités élargies avec Anova

Comme les joueuses, le Caennais a découvert l’écrin d’Anova, en février, contre Mondeville. Une véritable salle de spectacle, avec une affluence quatre fois supérieure à celle du gymnase Louvrier.

Ce n’est pas du tout la même préparation. Il y a une capacité de show plus importante, avec les équipes d’Anova qui font un boulot exceptionnel. Les animations sont différentes. Par exemple, on a pu faire un noir salle avec les flashs de téléphone.

Pierre Szonn

Animer dans une telle arène fait-il peur ? « J’ai toujours la pression avant les rencontres, que ce soit à Louvrier ou ailleurs », fait savoir le speaker, qui compte à son actif des expériences au Palais des sports et au stade Michel d’Ornano à Caen. « Mais je m’en sers pour le match. À la présentation des équipes contre Mondeville, avec la puissance du public, ça m’a transcendé. »

Il aura l’occasion de profiter d’une triple dose avec les trois rencontres prévues à Anova en l’espace de dix jours. Dont la première, mercredi 26 mars, face à La Tronche-Meylan. Et, selon les résultats, jouer les prolongations avec une campagne de play-offs.



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