« Vous achetez des téléphones, sans savoir à qui et sans vous demander s’ils n’ont pas été volés », s’étonne le procureur à l’audience correctionnelle du tribunal de Caen (Calvados), mardi 28 janvier 2025.
Mehdi* (32 ans) y comparaissait pour « recels de biens provenant de vols » ainsi que pour « détention de monnaie contrefaite ». Les faits datent de mars 2024 à Caen.
Il récupère des pièces de téléphones
Cet étudiant, inconnu des services de police, explique qu’il bricole des téléphones. « C’est comme pour une voiture, il y a des pièces à récupérer », détaille-t-il. Trois appareils ont été trouvés chez lui, grâce au bornage. « J’en ai payé un 80 euros ».
Certains seraient oubliés dans des discothèques sans être réclamés, selon lui. Autre désagrément pour le prévenu : le faux billet de 100 euros trouvé lors de la perquisition.
« Ça m’a coupé l’envie de bricoler »
Son avocat plaide la relaxe.
C’est un pro, il n’ignorait pas que si les téléphones avaient été volés, ils auraient été géolocalisés. Quant au billet, comme il n’en a été trouvé qu’un seul, il est évident qu’il s’est fait avoir, que quelqu’un l’a payé avec.
Le parquet requiert 1 000 euros d’amende dont 600 euros avec sursis.
« Cette histoire m’a refroidi, confie Mehdi. Ça m’a coupé l’envie de bricoler ». Il a finalement été condamné à trois mois de prison avec sursis.
*Prénom d’emprunt.
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