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l’escort donnait-elle des informations sur ses clients pour aider à commettre des home-jackings ?

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Des faits ultraviolents. Ce mardi 18 mars 2025 s’ouvre devant la cour d’assises de Paris le procès de six personnes pour vol avec armes et violences volontaires aggravées. Ils sont accusés d’avoir participé à deux home-jackings dans des appartements de Paris et des Hauts-de-Seine. Dans cette affaire, une jeune femme, escort-girl, aurait aidé les malfaiteurs en leur fournissant des informations sur les logements à attaquer. Âgée de 25 ans, elle encourt 20 ans de réclusion criminelle.

Des familles frappées et menacées

Les deux faits ont eu lieu en décembre 2020 à Paris et en janvier 2021 à Boulogne-Billancourt. Le premier home-jacking s’est déroulé dans un appartement du 5e arrondissement. Quatre hommes se sont fait passer pour des livreurs Fedex et ont attaqué un couple et leur enfant encore nouveau-né. Coups, étranglement.. La violence est terrible, mais le butin maigre. À peine 2 000 euros, dissimulés dans la salle de bains, sont emportés par le quatuor. Un voisin, qui voulait intervenir, est frappé par le commando dans sa fuite.

Quelques semaines plus tard, un nouveau cap est franchi dans la violence. Un couple est violenté chez lui par un trio armé de gaz lacrymogène. Le conjoint est aveuglé. La conjointe est frappée et sa tête est cognée contre la porte des toilettes. Là aussi, le montant dérobé est dérisoire : 3 000 euros. De leur côté, les victimes sont profondément traumatisées.

De surprenants liens téléphoniques

Chargé de l’enquête concernant le home-jacking du Quartier latin, les policiers du 3e district de police judiciaire vont mettre très vite au jour des premiers indices. La vidéosurveillance permet d’identifier la voiture utilisée par le quatuor. Il s’agit d’une Renault Clio. Elle appartient à un certain Teddy C., bien connu de la justice et dont le smartphone borne non loin des lieux le soir du vol. L’enquête se concentre sur ses échanges téléphoniques et une surprise apparait. L’individu échange avec un numéro. Le numéro échange avec le mari victime.

Ce mystérieux contact intermédiaire est celui d’Anaïs D.. La jeune femme, travailleuse du sexe, avait effectué une passe chez la victime quelques jours avant les faits. Quant à Teddy C, il est le petit ami de l’escort girl. Un scénario se dessine alors : la jeune femme pourrait avoir fourni des informations à son conjoint dans le but de détrousser son ancien client.

Des aveux de l’accusée

Le couple est interpellé, mais nie en bloc. Teddy C. déclare avoir prêté sa voiture et y avoir oublié son téléphone. Anaïs D réfute avoir donné des renseignements. L’étau se resserre pourtant. Les enquêteurs découvrent que l’affaire de Boulogne-Billancourt possède les mêmes contours. Le conjoint victime avait, lui aussi, fait appel aux services de la travailleuse du sexe. Autre élément : les deux accusés, placés en détention provisoire, parviennent à échanger par téléphone, et se concertent sur l’attitude à adopter devant le juge d’instruction.

Confrontée aux éléments du second vol ultraviolent, la jeune femme au parcours de vie chaotique avoue avoir mis au parfum son petit ami des richesses supposées de son client. Elle explique avoir accompagné Teddy C. jusqu’au domicile ciblé.

D’autres suspects interpellés

Teddy C., reconnaît aussi les faits commis dans les Hauts-de-Seine. Il relate avoir recruté des complices à Fontenay-aux-Roses. En parallèle, les investigations vont permettre, via l’ADN ou encore les échanges téléphoniques, d’identifier d’autres hommes suspectés d’avoir participé à l’un ou l’autre home-jacking. Certains reconnaissent en partie, d’autres pas. En récidive, certains encourent la perpétuité. D’autres 20 ans de réclusion criminelle. L’audience est prévue pour durer jusqu’au 28 mars 2025.



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