Déjà connus sous trois identités différentes et condamné sous deux d’entre elles, le prévenu qui comparaissait mardi 18 mars devant le tribunal de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), est arrivé sous escorte policière.
Il avait été interpellé dans la soirée du 16 mars, au guidon de sa trottinette, en sens interdit, fumant un joint de cannabis.
Aucun document d’identité
Lors du contrôle, l’homme n’est en possession d’aucune document officiel. Ce sont les fichiers de la police qui ont permis d’apprendre aux enquêteurs le nombre d’alias qu’il avait utilisé.
En janvier 2024, il avait été condamné par le tribunal de Saint-Brieuc pour une agression sexuelle sur mineure de 15 ans, commise en 2023 et pour un cambriolage commis en 2022.
Auparavant, il avait été condamné sur Marseille (Bouches du Rhône) et Valence (Drôme) en 2019 pour des vols en réunion, port d’arme et fourniture de fausses identités.
Un comportement agressif
Dimanche dernier, lors de son interpellation, l’homme s’était montré particulièrement retord et avait dans un premier temps refusé de signer les pièces de procédure. En cellule, il s’est déshabillé, scarifié la poitrine, donner des coups dans la porte…
Dans le box des accusés, l’homme était de meilleure composition. Il a reconnu avoir fumé du cannabis.
Il a évoqué le fait qu’il n’avait pas connaissance des jugements lui interdisant de paraître à Saint-Brieuc et l’obligeant à quitter le territoire français.
La présidente du tribunal lui a alors rappelé que c’était impossible. Pour tenter de justifier l’utilisation de fausses identités, il a invoqué une mauvaise compréhension des policiers lors de ses différentes arrestations.
« Un comportement défiant »
Le Ministère public a ensuite indiqué que les faits sont simples et matérialisés. « Le comportement du prévenu est inacceptable vis-à-vis de la victime de l’agression sexuelle à qui la justice a affirmé qu’elle ne pourrait croiser son agresseur en ville, mais visiblement le prévenu n’en a rien à faire. »
Puis, il a ajouté : « Il présente un comportement défiant vis-à-vis des autorités. » Il a requis une peine d’un an d’emprisonnement.
Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné le prévenu à une peine de 10 mois d’emprisonnement avec délivrance d’un mandat de dépôt.
La présidente lui a rappelé qu’en vertu d’un jugement antérieur, à sa future sortie de prison, il a interdiction de paraître à Saint-Brieuc et obligation de quitter le territoire national. L’homme a quitté le tribunal avec son escorte pour être incarcéré à la maison d’arrêt de Saint-Brieuc.
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