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les critères que Toulouse doit respecter pour embaucher un joker médical

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Impacté par la lourde perte de son capitaine Antoine Dupont, Toulouse pourrait activer plusieurs pistes menant à différent joueurs capables de s’intégrer en cours de saison à son effectif. Il y a néanmoins des critères de formalisme à respecter quant aux dates limites ou encore au salary cap : voici ce que dit le règlement sur le recrutement d’un joker médical, expliqué par un agent de joueurs. 

Recrutement d’un joker médical : les dates à respecter

Elles ne sont pas les mêmes chaque année, sinon ce serait trop facile, mais elles existent : les dates butoir concernant le recrutement d’un joker médical. Elles concernent la blessure du joueur à remplacer, le dépôt du dossier et enfin la date d’homologation du contrat du joueur recruté en cours de saison. 

« Ces dates changent chaque année, pas beaucoup mais quand même. Pour avoir droit à recruter un joker médical cette saison, il y a déjà une date limite pour la blessure, le dimanche de la dernière journée du Tournoi des 6 Nations inclus », nous explique-t-on.

En l’espère, Antoine Dupont s’est blessé lors de l’avant-dernière journée du Tournoi, son remplacement est donc possible.

« Le délai de la demande d’autorisation, lui, va jusqu’au 31 mars 2025 compris. Le club fait une demande d’autorisation de recrutement auprès de la Ligue et notamment de la commission médicale. Dans cette demande, ils n’ont pas besoin d’avoir le nom du joker médical mais doivent justifier que le joueur est blessé au moins trois mois, c’est la durée minimum. Ensuite, ils peuvent encore envoyer le contrat à l’homologation jusqu’au 6 avril », détaille notre agent.

À noter : la dépôt de la demande d’autorisation de recrutement n’engage aucunement un club à recruter, il ouvre simplement la porte à la possibilité de le faire. 

Le problème du salaire et du salary cap

Toulouse et les dispositions relatives au salary cap sont en léger froid en ce moment dans le sillage de ce qu’on appelle désormais l’affaire du transfert de Melvyn Jaminet. Ce salary cap pourrait bien compliquer la tâche du Stade Toulousain s’il veut recruter un joker médical cette saison.

Notre agent détaille : « Il faut que le salaire du joker médical puisse entrer dans le salary cap, alors que celui du joueur remplacé n’en sort pas. En revanche, il sort du budget puisqu’il n’est plus payé par le club mais par la sécurité sociale (avec plafonnement, ndlr). »

Pour information et de manière tout à fait accessoire, ce plafonnement avoisinerait les 18000 euros en ce qui concerne la prise en charge du salaire d’Antoine Dupont. Ce qui ne change rien à l’affaire de son club dont on imagine qu’il n’a plus une grande marge de manœuvre pour ajouter un joueur à sa masse salariale. 

Joueurs disponibles et visas

Au-delà de ces aspects liés aux dispositions des règlements du rugby français, il y a bien évidemment l’aspect sportif. On ne remplace pas Antoine Dupont par n’importe qui et Toulouse ne fera venir un joker médical que si celui-ci peut apporter une plus-value à la saison du club et qu’il pourra rapidement être apte à jouer.

Au regard de ce simple constat, les concurrents ne sont pas légion. En France, il ne faut presque pas y penser. « Je ne verrais pas l’intérêt d’un autre club à prêter un joueur aux Toulousains qui sont déjà au-dessus de tout le monde », note notre agent de joueurs. 

Restent les pistes étrangères mais malheureusement pour les champions de France, toutes les compétitions majeures sont en cours. Il sera donc difficile de trouver des joueurs disponibles et susceptibles de les intéresser sur le plan sportif. 

Avec des délais concernant les visas assez aléatoires : « Il y a des pays plus ou moins facilitants. Avec l’Australie ça peut aller vite, en Nouvelle-Zélande c’est plus compliqué. »

« Les gens voient la beauté d’un truc qui se fait vite. Ils n’imaginent pas derrière toutes les répercussions qu’il y a, toute la logistique qu’il y a en place. On déplace parfois une famille, un système établi si le joueur vient avec son épouse et ses enfants », rappelle néanmoins notre agent dont le métier est aussi de se mettre à la place des joueurs.

« Il faut que l’opportunité soit suffisamment bonne pour le joueur pour tout remettre en question. On va prendre le cas du Stade Toulousain. L’opportunité, c’est de jouer probablement les phases finales des deux compétitions et d’être en lice pour gagner deux titres. Même si tu viens pour 3-4 mois, si tu es bien payé et qu’en plus, tu gagnes, c’est top. Puis surtout, tu as une exposition. Souvent, ces contrats-là sont bons pour l’exposition d’un joueur à court terme », ajoute-t-il.

En ce qui concerne les délais, le Stade Toulousain est donc dans les clous. Mais le temps lui est compté et la perle rare, très rare, devra être dégottée dans la semaine. 



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