Home Faits Divers les cinq accusés ont fait appel, la Justice refuse d’en libérer un

les cinq accusés ont fait appel, la Justice refuse d’en libérer un

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La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a maintenu en détention, ce vendredi 4 avril 2025, un des cinq hommes condamnés après le meurtre de Wilhem Houssin près d’un point de deal de la rue André-Malraux, à Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine), au sud-ouest de Rennes. Tous ont en effet fait appel de leur condamnation, prononcée le 25 octobre dernier. Dans ce contexte, l’un d’eux a donc demandé sa remise en liberté qui était examinée jeudi 3 avril 2025.

Pour rappel, en première instance, les cinq hommes, aujourd’hui âgés de 21 à 26 ans, avaient été condamnés le 25 octobre 2024 par la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine pour avoir participé à la scène de violence inouïe qui avait coûté la vie à ce musicien de 49 ans.

Le rôle de l’accusé avait fait « consensus » pour son avocate

Dans la scène de violence, le rôle d’Adile X. avait fait « consensus » durant le procès des accusés, s’est souvenue son avocate, Me Gwendoline Tenier, devant la chambre de l’instruction, jeudi 3 avril 2025. Adile X. aurait « poussé Wilhem Houssin au départ de la scène, sans le faire chuter ».

Le jeune homme l’avait « reconnu » dès sa garde à vue et n’avait « jamais changé sa version », là où d’autres ont été « fluctuants ».

La cour d’assises d’Ille-et-Vilaine avait en conséquence considéré qu’il n’existait « pas d’élément pour dire qu’il a porté des coups à M. Houssin alors qu’il était au sol ».

Condamné à 10 ans d’emprisonnement pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner » en première instance, le parquet avait requis « cinq ans de prison » et le jeune homme a déjà réalisé « trois ans et huit mois » de détention.

S’il avait été condamné à la peine requise, avec le jeu des réductions de peine, il aurait déjà bénéficié d’une sortie.

Me Gwendoline Tenier
Avocate d’Adile X., condamné dans le cadre du meurtre de Wilhem Houssin

D’ici à son procès d’appel, le jeune homme de 25 ans souhaitait s’installer chez sa grand-mère, à La Rochelle (Charente-Maritime) : il bénéficie d’une famille « extrêmement cadrante » et cet hébergement lui aurait permis de « s’éloigner de son cercle amical de l’époque », a plaidé son avocate.

Une détention loin d’être un « ciel sans nuages » rétorque l’avocate générale

Cette grand-mère – dont le jeune homme est « proche » – était d’ailleurs venue à la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine pour décrire le « lien » qui les unit. Des « échanges assez forts » étaient aussi intervenus « en pleine audience » avec les parents de la victime, s’est aussi souvenue son avocate.

« Je ne partage pas du tout la même analyse des risques », lui a toutefois opposé l’avocate générale. « Il faut le rappeler, ce dossier est d’une extrême gravité » puisqu’un passant s’est fait « rouer de coups par une bande de jeunes qui glandaient sur un point de deal sans aucune raison ».

Et de son point de vue, « la détention des uns et des autres n’y est pas pour rien dans la préservation des témoins et contre les risques de pressions ». Enfin, la détention d’Adile X. est loin d’être « un ciel sans nuages » puisqu’il a fait l’objet de plusieurs « sanctions » pour son comportement en détention.

Enfin, « le trouble à l’ordre public serait réactivé en cas de remise en liberté d’Adile X. », a aussi considéré la représentante du parquet général pour solliciter son maintien en détention.

Finalement, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes s’est rangée à son avis.

De 10 à 20 ans de prison

Pour rappel, la juridiction de première instance avait choisi d’opérer « une scission » entre trois protagonistes ayant commis des « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner » et les deux autres poursuivis pour « meurtre », c’est-à-dire avec l’intention de le tuer.

Ces trois premiers accusés avaient donc écopé de peines allant de dix à quatorze ans de prison, tandis que les deux principaux accusés avaient pour leur part été condamnés à douze et vingt ans de réclusion criminelle.

Manifestement insatisfaits du verdict, tous ont fait appel et seront donc rejugés devant la cour d’assises d’appel à Vannes (Morbihan), du 12 au 21 novembre 2025.

CB (PressPepper)



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